Origine et histoire du Château de Chilly-Mazarin
Le château de Chilly-Mazarin trouve ses origines au XIIIe siècle avec une première construction par les comtes de Dreux. Cependant, c’est au XVIIe siècle qu’Antoine Coëffier de Ruzé d'Effiat, surintendant des finances et maréchal de France, le réaménage entre 1627 et 1632. Il confie les travaux à l’architecte Métezeau et embellit le domaine avec un jardin à la française, un canal, des douves et des pièces d’eau. Les artistes Simon Vouet, François Perrier et Jacques Sarrazin participent à sa décoration intérieure. En 1659, Molière y joue Le dépit amoureux devant Louis XIV, marquant un événement culturel notable.
Au XVIIe siècle, le château passe à Armand-Charles de La Porte de La Meilleraye, petit-fils d’Antoine Coëffier, et à son épouse Hortense Mancini, nièce du Cardinal Mazarin. Le domaine est ensuite transmis aux familles Durfort-Duras puis d’Aumont. En 1804, il est vendu à Louis Joseph Lecocq, qui détruit les deux ailes du château. En 1822, le corps de logis est rasé et remplacé par une demeure néoclassique, remaniée en 1903. Au XXe siècle, le château appartient brièvement à François-Ignace Mouthon, patron de presse et maire de la ville.
Le château est partiellement classé aux monuments historiques : le pavillon du regard en 1926, puis les douves, le pont et le pavillon d’entrée en 1929. En 1971, la municipalité acquiert le domaine pour y installer l’hôtel de ville. Aujourd’hui, il conserve des éléments architecturaux du XVIIe siècle, comme les communs et les douves, ainsi qu’un parc orné d’un canal et d’une folie servant de regard à l’aqueduc.
L’architecture initiale du XVIIe siècle comprenait un corps de logis central flanqué de deux pavillons à lanternons, encadré par des ailes en retour et des dépendances. Le château actuel, de style néoclassique, repose sur un terre-plein ceint de douves franchies par un pont à trois arches. Les communs, composés de deux pavillons carrés reliés par un bâtiment à toit mansardé, subsistent en partie. Le parc, toujours structuré autour du canal, témoigne de l’aménagement paysager d’origine.