Origine et histoire
Le château de Clavières, implanté sur la commune d’Ayrens (Cantal, Auvergne-Rhône-Alpes), était à l’origine un château fort du XIIIe siècle, détruit au XVIe siècle. Il fut reconstruit dans un style néo-médiéval dit « troubadour », entouré d’un parc boisé, d’un étang et de pavillons d’entrée. L’ensemble, aujourd’hui disparu, était réputé pour son portail monumental et ses communs, mais un incendie dévastateur le 25 mai 1936 réduisit le château en ruines. Les vestiges restants furent finalement détruits après des ventes successives, privant Ayrens de son patrimoine.
Avant sa destruction, le château avait connu une histoire mouvementée, marquée par des changements de propriétaires fréquents. Au XVIe siècle, il fut un repaire calviniste sous Gilbert Giscard, avant d’être confisqué et démantelé en 1579 par M. de Canillac. Les familles nobles se succédèrent ensuite, comme les Cardaillac, les Montrognon de Salvert, ou les Capelle, dont un membre, Antoine François Capelle, se suicida dans la grande salle en 1727 après la destruction de ses récoltes par la grêle. Le domaine fut restauré en 1760 par Étienne de Salle du Doux, avant de passer aux Pollalion puis aux La Salle de Rochemaure, dont un membre, le duc de La Salle de Rochemaure, fut un écrivain occitan notable.
La propriété fut vendue à plusieurs reprises, notamment en 1647, lorsque Antoine de Mouret, baron de Montarnal, échangea la seigneurie de Clavières contre celle d’Anglars en Aveyron. Les descriptions des actes notariés révèlent un château modeste pour l’époque : six voûtes, deux salles, des chambres couvertes d’ardoises, et des dépendances en paille. Après l’incendie de 1936, les deux pavillons d’entrée furent vendus séparément, rendant l’accès au parc impossible. Aujourd’hui, il ne subsiste aucun vestige du château, ni de son parc autrefois réputé.
Les origines médiévales du site remontent à 1284, lorsque Rigaud d’Albars, chevalier, et son fils Pierre en rendirent hommage. Le fief passa ensuite par alliance aux Guirbault, puis aux Giscard, avant d’être repris par les Cardaillac après sa confiscation. La famille de Montrognon de Salvert y développa l’agriculture au XVIIIe siècle, tandis que les Capelle, conseillers au Présidial d’Aurillac, marquèrent l’histoire du domaine par des drames personnels. Malgré sa disparition, le château reste associé à la mémoire littéraire du duc de La Salle de Rochemaure, figure du Félibrige.