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Château de Clermont à Concorès dans le Lot

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château

Château de Clermont à Concorès

    Linars (Village)
    46310 Concorès
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1143
Première mention d'un château
XIIIe siècle
Possession des chevaliers Gavis
1449
Mariage fondateur
1642
Érection en comté
XVIe siècle
Reconstruction post-guerre de Cent Ans
1791
Séquestre révolutionnaire
1930
Rachat et restauration
2001
Nouvelle campagne de restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour abritant la chapelle : classement par arrêté du 3 août 1932 ; Château, sauf parties classées : inscription par arrêté du 7 novembre 1932

Personnages clés

Marquèse de Gavis - Héritière du château Épouse Jean Touchebœuf en 1449.
Jean Touchebœuf - Procureur du roi Fonde la branche Touchebœuf-Clermont.
Antoine de Touchebœuf - Comte de Clermont Obtient l'érection en comté en 1642.
Anne de Touchebœuf - Dernière héritière directe Transmet le château aux Durfort en 1699.
Jeanne Palluel - Restauratrice du XXe siècle Achete et classe le château en 1930.

Origine et histoire

Le château de Clermont, situé sur la commune de Concorès dans le Lot, est mentionné dès le XIIe siècle dans les actes du cartulaire d'Obazine, où une famille de Clermont possède des biens à Linars. Un premier château, antérieur à l'édifice actuel, est cité en 1143 lors d'une visite pastorale. Au XIIIe siècle, le fief appartient aux chevaliers Gavis, vassaux des Guerre de Mechmont. Ce château initial, ruiné pendant la guerre de Cent Ans, est reconstruit au XVIe siècle par la famille Touchebœuf-Clermont, issue du mariage en 1449 de Marquèse de Gavis avec Jean Touchebœuf, procureur du roi.

En 1642, la seigneurie de Clermont est érigée en comté pour Antoine de Touchebœuf. Après la mort de Jacques-Victor de Touchebœuf en 1689, sa fille Anne, mariée à Armand II de Durfort, hérite du château malgré un procès familial. Pendant la Révolution, le château est séquestré, pillé et partiellement détruit après l'émigration de son seigneur. Ses pierres sont même utilisées comme carrière, et ses archives brûlées par le régisseur. Au XXe siècle, il est racheté et restauré : Jeanne Palluel le fait classer en 1932, puis la famille Lust poursuit les travaux depuis 2001.

Architecturalement, le château forme un quadrilatère flanqué de quatre tours rondes, avec un corps de logis principal et des écuries post-révolutionnaires. La chapelle du XIIIe siècle, classée en 1932, et les salles voûtées médiévales témoignent de son passé défensif. Les restaurations des XVIe et XIXe siècles ont préservé des éléments comme la tour carrée ou la porte du logis, tout en adaptant l'édifice aux usages successifs, des conflits féodaux à sa vocation patrimoniale actuelle.

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