Château de Clermont-Dessous dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Clermont-Dessous

  • D813
  • 47130 Clermont-Dessous
Château de Clermont-Dessous
Château de Clermont-Dessous
Château de Clermont-Dessous
Château de Clermont-Dessous
Crédit photo : Jacques MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
2000
XIIIe siècle
Siège et fortification
Fin du XVe siècle
Rénovation du logis
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines) : inscription par arrêté du 20 juin 1950

Personnages clés

Amaury de Montfort A mené un siège infructueux contre le château en 1221.
Jérôme-Patrice de Monorgon Co-seigneur de Clermont-Dessous à la fin du XVe siècle, possible commanditaire des travaux de remaniement du logis.
Jacques Yzalguier Co-seigneur de Clermont-Dessous à la fin du XVe siècle, possible commanditaire des travaux de remaniement du logis.

Origine et histoire du Château de Clermont-Dessous

Perchées sur la butte qui domine la Garonne à Clermont-Dessous (Lot-et-Garonne), les ruines du château occupent l'extrémité orientale de l'éperon barré qui supporte le village et sont isolées à l'ouest par un fossé. L'enceinte était accessible du côté de la gorge par une unique porte ; un petit château, aujourd'hui en ruine et remanié à la fin du XVe siècle, protégeait ce secteur le plus vulnérable. Un logis ouvrait à l'est par une porte munie d'un châtelet et d'un passage entre deux corps de bâtiment ; l'ouvrage d'entrée comprend une tour quadrangulaire qui paraît contemporaine de ce logis. Le donjon, de plan carré et isolé dans la cour, conserve sur sa face ouest une porte surmontée d'une ouverture en arc brisé et, à l'étage, une baie en arc brisé attribuée au XIIIe ou au début du XIVe siècle. Un bâtiment d'angle aux faces est et sud matérialise la poterne d'entrée. Des fouilles dans le donjon ont mis au jour des sépultures anthropomorphes pouvant remonter aux Xe ou XIe siècles, ce qui confirme une implantation ancienne du site. L'ensemble était déjà bien fortifié au début du XIIIe siècle, comme l'atteste le siège infructueux mené par Amaury de Montfort en 1221, et le castrum apparaît dans le Saisimentum de 1271, dans la baylie de Port-Sainte-Marie. Le logis a été remanié à la fin du XVe siècle, peut‑être pour Jérôme-Patrice de Monorgon — dont le sarcophage est aujourd'hui au musée d'Agen — ou pour Jacques Yzalguier, co-seigneurs de Clermont-Dessous à cette époque. Un second corps de logis, remanié à la charnière des XVe et XVIe siècles, s'élève au nord : il comprenait une salle rectangulaire à l'étage sur un rez-de-chaussée surélevé, desservie par une tour d'escalier hors‑œuvre percée d'archères côté sud. Le château a connu d'autres épisodes violents, notamment la prise par des routiers en 1437 qui nécessita un rachat. La paroisse Saint-Jean-Baptiste, église du XIIe siècle, servait également de chapelle castrale et participait à la défense du site. La seigneurie a appartenu à une succession de familles nobles (Lamothe, Pardaillan de Gondrin, Ferrand, Malvezin de Lassale, Benquet, Péticlo, Monorgon, Rémefa, Yzalguier, de Narbonne-Lara, Chapt de Rastignac, Secondat, entre autres). Tombé en ruine au XIXe siècle, le château a été consolidé en 1969, partiellement restauré et inscrit au titre des monuments historiques.

Liens externes