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Château de Clermont-Dessous dans le Lot-et-Garonne

Château de Clermont-Dessous

    65 Impasse des Templiers47130 Clermont-Dessous

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIe siècle
Premières fortifications présumées
1221
Siège par Amaury de Montfort
1271
Première mention écrite
1437
Prise par les routiers
XIIIe-XIVe siècle
Construction du donjon
1526
Mariage d’Antoinette Yzalguier
XVe-XVIe siècle
Rénovations du logis
1705
Passage aux Chapt de Rastignac
1950
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Amaury de Montfort - Seigneur et assaillant Échoue à prendre le château en 1221.
Jacques Yzalguier - Baron de Clermont-Dessous Co-seigneur, père d’Antoinette Yzalguier.
Blaise de Monluc - Époux d’Antoinette Yzalguier Mariage en 1526 dans l’église locale.
Pierre II de Secondat - Seigneur de Clermont-Dessous Propriétaire au XVIe siècle (1490-1560).
Jean II de Secondat - Seigneur de Montesquieu Fils de Pierre II, héritier en 1564.
Jacques-Gabriel Chapt de Rastignac - Dernier seigneur Chapt Décédé en 1755 sans héritier direct.

Origine et histoire

Le château de Clermont-Dessous est édifié sur une colline dominant la Garonne, près de Port-Sainte-Marie, dans le Lot-et-Garonne. La butte, probablement fortifiée dès le XIe siècle, abrite un château protégeant la partie vulnérable de la colline, séparé du village par un fossé. L'église Saint-Jean-Baptiste, chapelle castrale, participait à sa défense. Ce site stratégique est mentionné pour la première fois dans le Saisimentum de 1271, dépendant de la baylie de Port-Sainte-Marie.

En 1221, le château résiste à un siège mené par Amaury de Montfort. Pendant la guerre de Cent Ans, il joue un rôle militaire important, avec un donjon datant du XIIIe ou XIVe siècle. En 1437, des routiers s’en emparent, nécessitant une contribution pour son rachat. Le logis est remanié au XVe siècle, peut-être par Lérôme-Patrice de Monorgon ou Jacques Yzalguier, tandis qu’un second corps de logis est ajouté au Nord à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle.

Le château change de mains entre plusieurs familles nobles : Lamothe (XIIe siècle), Pardaillan de Gondrin, Ferrand (XIVe siècle), Malvezin de Lassale (1425), puis les Benquet, Péticlo, Monorgon, Rémefa, et Yzalguier (1451 ou 1490). Au XVIe siècle, il appartient aux Secondat, dont Pierre II (1490-1560) et son fils Jean II (1515-1599), seigneur de Montesquieu. En 1526, Antoinette Yzalguier, fille du baron Jacques Yzalguier, épouse Blaise de Monluc dans l’église du village.

À partir de 1579, la seigneurie passe aux Narbonne-Lara, puis en 1705 aux Chapt de Rastignac. Jacques-Gabriel Chapt de Rastignac, dernier seigneur direct, meurt sans héritier en 1755, léguant ses biens à sa sœur et à son neveu. Le château, tombé en ruine au XIXe siècle, est partiellement restauré et inscrit aux monuments historiques en 1950.

Les façades des maisons voisines, comme à Saint-Médard ou Bessou, conservent des fenêtres à meneaux datant des XVe-XVIe siècles, témoignages des remaniements architecturaux liés au château. Les familles nobles successives, comme les Secondat ou les Chapt de Rastignac, ont marqué son histoire, notamment par des alliances matrimoniales et des rôles politiques régionaux.

La revue Le Festin et des ouvrages comme Les châteaux du Moyen Âge dans la France du Sud-Ouest (Jacques Gardelles, 1972) documentent son importance stratégique et architecturale. Aujourd’hui, il reste un exemple emblématique du patrimoine castral gascon, lié à l’histoire militaire et seigneuriale de la Nouvelle-Aquitaine.

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