Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Début de l'édification de la forteresse.
XIIIe siècle
Poursuite des travaux
Poursuite des travaux XIIIe siècle (≈ 1350)
Achèvement ou modifications majeures.
11 décembre 1935
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 11 décembre 1935 (≈ 1935)
Inscription des vestiges du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Seigneur de Déols - Propriétaire originel
Famille seigneuriale liée à la forteresse.
Mademoiselle de Montpensier - Dernière propriétaire notable
Cousine de Louis XIV, détentrice du château.
Origine et histoire du Château de Cluis
Le château de Cluis, situé dans le département de l'Indre en région Centre-Val de Loire, est une forteresse médiévale dont les origines remontent aux XIIe et XIIIe siècles. Ce monument historique, aujourd’hui partiellement en ruines, illustre l’architecture défensive de l’époque avec ses éléments caractéristiques : un donjon massif, des courtines flanquées de tours à meurtrières, et une porte d’entrée ogivale protégée par des tourelles munies d’archères. Une rampe oblique, se terminant par une barbacane, permettait jadis d’accéder à l’enceinte, tandis qu’un mur intérieur délimitait une cour centrale abritant la chapelle et le logis seigneurial.
La forteresse appartenait initialement aux seigneurs de Déols, une famille puissante de la région, avant de passer entre les mains de Mademoiselle de Montpensier, cousine de Louis XIV, qui en fut la dernière propriétaire notable. Le château se compose d’un logis rectangulaire accompagné d’une tourelle d’escalier, ainsi que d’une chapelle, éléments typiques des résidences seigneuriales de l’époque. Les vestiges actuels, classés Monument Historique depuis 1935, offrent un témoignage précieux des systèmes défensifs et de l’organisation spatiale des châteaux forts du Moyen Âge central.
Les caractéristiques architecturales du château de Cluis reflètent son rôle à la fois militaire et résidentiel. La grosse tour, point central de la défense, est reliée à des courtines renforcées par trois tours secondaires, tandis que la porte d’entrée, encadrée de tourelles, montre l’importance accordée à la protection des accès. À l’intérieur, la disposition entre donjon, chapelle et maison seigneuriale suggère une organisation hiérarchisée de l’espace, où les fonctions religieuses, défensives et domestiques coexistaient. Ces éléments, bien que partiellement conservés, permettent de reconstituer l’aspect et la vie de la forteresse à son apogée.