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Château de Clumanc dans les Alpes-de-Haute-Provence

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Clumanc

  • Le Château
  • 04330 Clumanc
Château de Clumanc
Château de Clumanc
Crédit photo : Alpes de Haute Provence - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
04330 Clumanc, Le Château

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1618
Acquisition des parts Oraison
1622
Acquisition des parts Barras
2e moitié XVIe siècle - 1ère moitié XVIIe siècle
Construction du château
1er mars 1978
Inscription aux Monuments Historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines) (cad. B 1122, 1125) : inscription par arrêté du 1er mars 1978

Personnages clés

Famille de Perier - Seigneurs de Clumanc Propriétaires et commanditaires présumés du château.

Origine et histoire du Château de Clumanc

Le château de Clumanc, surnommé localement château des Périers, est un édifice rectangulaire cantonné de quatre pavillons, construit en deux phases entre la seconde moitié du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle. Implanté sur une pente à l’est du bourg castral, il se compose d’un corps central de cinq étages, partiellement ruiné, et d’une aile occidentale reconstruite. Les caves, pièces de service (comme un four à pain), et un escalier central desservaient les niveaux, tandis que les élévations présentaient des baies à croisées et demi-croisées, soulignées par des cordons moulurés en tuf sur les pavillons. L’absence de ces cordons sur le corps central et les différences de maçonnerie (chaînes d’angle en moellons pour le corps, en pierre de taille pour les pavillons) suggèrent une construction en deux temps ou des adaptations ultérieures.

L’histoire du château est liée à la famille de Perier, seigneurs de Clumanc, qui en devinrent les propriétaires majeurs au début du XVIIe siècle après l’acquisition des parts des familles Oraison (1618) et Barras (1622). Remplaçant un château-fort médiéval, cet édifice innovant pour la région — rompt avec les logis cantonné de tours rondes traditionnels — fut partagé en deux lots après la Révolution. Tombé en ruine avant 1837, il fut sauvé de la disparition grâce à la restauration de sa partie occidentale et à la consolidation des vestiges orientaux par un propriétaire privé. Inscrit aux monuments historiques en 1978, il illustre l’architecture seigneuriale de transition entre Renaissance et époque classique dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Les origines précises de sa construction restent floues, mais son parti architectural — un corps rectangulaire flanqué de pavillons — pourrait s’inspirer de modèles extérieurs à la région, où persistaient encore des formes médiévales. Les Périer, bien que peu documentés, marquèrent l’histoire locale par ce château, aujourd’hui symbole du patrimoine rural provençal. Les vestiges, comme les encadrements de baies en grès ou les traces de l’escalier central, témoignent de son faste passé, tandis que sa restauration récente permet d’en apprécier les volumes et la structure d’origine.

Liens externes

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