Frise chronologique
1599
Travaux inachevés
Travaux inachevés
1599 (≈ 1599)
Projet avorté de Jean Ribotteau.
début XVIe siècle
Construction du manoir initial
Construction du manoir initial
début XVIe siècle (≈ 1604)
Corps de logis et aile en retour.
1610
Maison forte avec enceinte
Maison forte avec enceinte
1610 (≈ 1610)
Fief rattaché à Saint-Mexme de Chinon.
1659
Acquisition par une nouvelle famille
Acquisition par une nouvelle famille
1659 (≈ 1659)
Possession jusqu’au XIXe siècle.
fin XVIe - début XVIIe siècle
Agrandissement du manoir
Agrandissement du manoir
fin XVIe - début XVIIe siècle (≈ 1725)
Ajout d’un pavillon et de deux tours.
4 octobre 1962
Classement monument historique
Classement monument historique
4 octobre 1962 (≈ 1962)
Façades et toitures protégées.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures (cad. F 287) : inscription par arrêté du 4 octobre 1962
Personnages clés
| Jean Ribotteau - Propriétaire ruiné |
Projette des agrandissements inachevés en 1599. |
Origine et histoire
Le château de Contebault est une gentilhommière située dans la commune de Huismes, en Indre-et-Loire, sur un plateau délimité par les vallées de l’Indre au nord et de la Vienne au sud. Construit au début du XVIe siècle, il fut agrandi environ cent ans plus tard, au XVIIe siècle, par l’ajout d’un pavillon et de deux tours. Ce monument, initialement une maison forte entourée d’une enceinte aujourd’hui disparue, relevait à la fois de la collégiale de Candes et de celle de Saint-Mexme à Chinon. Son histoire est marquée par des changements de propriétaires, notamment après une vente judiciaire au début du XVIIe siècle pour rembourser les dettes d’un propriétaire ambitieux, dont les projets d’agrandissement restèrent inachevés.
La structure actuelle du château comprend un corps de logis principal orienté est-ouest, une aile en retour vers le nord, et un pavillon greffé à l’extrémité orientale. Ce dernier, doté de trois étages et d’un comble, abrite une tour d’escalier à vis coiffée d’un dôme, tandis qu’une tour carrée flanque son angle sud-est. Les façades, partiellement recouvertes d’un enduit imitant un appareil de pierre, conservent des traces de son passé défensif, comme des meurtrières. Le domaine, vendu en 1659 à une famille qui le posséda jusqu’au milieu du XIXe siècle, fut classé monument historique en 1962 pour ses façades et toitures.
Le manoir primitif du XVIe siècle se composait de deux ailes perpendiculaires, avec des tourelles cylindriques en encorbellement aux angles nord-est et nord-ouest. Au XVIIe siècle, un bâtiment carré et une tour carrée furent ajoutés à l’angle sud-est du corps principal, accompagnés d’une tour d’escalier cylindrique. Le projet initial de Jean Ribotteau, qui souhaitait transformer le manoir en un château régulier flanqué de pavillons, échoua en raison de sa ruine financière. Seul un demi-projet fut réalisé, laissant des traces des travaux inachevés de 1599. Le fief, rattaché à la paroisse Saint-Mexme de Chinon, illustre l’évolution architecturale des demeures seigneuriales en Touraine entre Renaissance et époque classique.