Construction du donjon 1450 (≈ 1450)
Tour quadrangulaire et défenses reconstruites par les Salins.
1575
Incendie pendant les guerres de Religion
Incendie pendant les guerres de Religion 1575 (≈ 1575)
Dommages causés par Jean-Casimir du Palatinat.
1763
Achat par Jean-Baptiste Richard d'Ivry
Achat par Jean-Baptiste Richard d'Ivry 1763 (≈ 1763)
Transformation de l’aile est et des jardins.
1860
Rénovation néo-gothique de l’aile nord
Rénovation néo-gothique de l’aile nord 1860 (≈ 1860)
Travaux dirigés par Roidot-Errard pour Paul-Désiré Richard d’Ivry.
1989
Classement monument historique
Classement monument historique 1989 (≈ 1989)
Protection du donjon, façades et toitures.
1996-2006
Création de l’arboretum
Création de l’arboretum 1996-2006 (≈ 2001)
64 essences plantées sur le domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du corps de logis est, de la tour sud-est dite du chasseur, de la tour nord-est dite de l'Ermitage, de la tour-porche, de la tour nord-ouest, du colombier (cad. C 50) : inscription par arrêté du 28 août 1989 - Donjon carré ; pavillon d'été du XVIIIe siècle (cad. C 50) : classement par arrêté du 28 août 1989 - Aile XIXe siècle du château (cad. C 50) : inscription par arrêté du 30 avril 1999
Personnages clés
Jean-Baptiste Richard d'Ivry - Seigneur et mousquetaire du roi (XVIIIe)
Acheteur en 1763, transformateur de l’aile est.
Paul-Désiré Richard d'Ivry - 3e marquis d’Ivry et compositeur (XIXe)
Commanditaire de l’aile nord néo-gothique (1860).
Catherine de Mypont - Épouse d’Antoine de Salins (XVIe)
Armoiries visibles sur la tour du chasseur.
Baron Gérard Law de Lauriston-Boubers - Propriétaire actuel depuis 1957
Restauration du domaine (1972-2003).
Charles Suisse - Architecte décorateur (XIXe)
Concepteur des intérieurs néo-XVIIe siècle.
Jean-Baptiste Lallemand - Peintre (XVIIIe)
Auteur d’une représentation du château vers 1760.
Origine et histoire
Le château de Coraboeuf, implanté à Ivry-en-Montagne (Côte-d'Or), trouve ses origines au XIe siècle avec une demeure fortifiée appartenant à la famille de Coraboeuf. Au XVe siècle, après des destructions liées à la guerre de Cent Ans (1430) et aux Écorcheurs, la puissante famille de Salins, proche des ducs de Bourgogne, reconstruit le donjon (1450), les tours d’angle et l’ouvrage d’entrée. Louis XI ordonne en 1478 la destruction des défenses, sans succès. Le château subit un incendie en 1575 pendant les guerres de Religion, puis est reconstruit partiellement à la fin du XVIe siècle, comme en témoignent les dates 1576 et 1587 gravées sur les tours, accompagnées des armoiries de Catherine de Mypont, épouse d’Antoine de Salins.
Au XVIIIe siècle, Jean-Baptiste Richard d’Ivry, écuyer et mousquetaire du roi, acquiert le domaine en 1763 et transforme l’aile est (1763), aménage les jardins et érige ses terres en marquisat en 1775. Son descendant, Nicolas Richard d’Ivry (2e marquis), émigre en 1789 et revient sous le Consulat. Au XIXe siècle, Paul-Désiré Richard d’Ivry, 3e marquis et compositeur, fait remanier l’aile nord en style néo-gothique (1860) par l’architecte Roidot-Errard, avec des décors intérieurs signés Charles Suisse et Xavier Schanosky. Le château, quasi inhabité de 1910 à 1972, est occupé pendant la Seconde Guerre mondiale par des unités françaises, allemandes, puis le maquis.
Depuis 1957, la propriété appartient au baron Gérard Law de Lauriston-Boubers, qui lance entre 1972 et 2003 un programme de restauration. Un arboretum de 64 essences est créé entre 1996 et 2006. Classé monument historique en 1989 (donjon, façades, toitures) et 1999 (aile XIXe), le domaine abrite aujourd’hui des concerts et expositions. Son architecture mêle donjon médiéval (1450), aile est du XVIIIe, aile nord néo-gothique, et un pavillon de chasse néo-classique dans un parc à la française et une terrasse boisée.
Le château conserve des traces de ses propriétaires successifs : armoiries des Salins, de Mypont, Richard d’Ivry, et Law de Lauriston, ainsi que des éléments défensifs (fossé, mâchicoulis, traces de pont-levis). Son histoire reflète les bouleversements politiques et architecturaux de la Bourgogne, des guerres médiévales à la Renaissance, en passant par les réaménagements des Lumières et du romantisme historique.
L’iconographie inclut une représentation par Jean-Baptiste Lallemand (années 1760). Les espaces extérieurs, sur 8 à 10 hectares, comprennent un jardin à la française, une terrasse avec vivier, et un arboretum contemporain. Le donjon, cœur médiéval, abrite des panneaux historiques et une généalogie des familles propriétaires, tandis que l’aile nord expose des portraits des marquis d’Ivry et des décors néo-XVIIe siècle.
Avis
Veuillez vous connecter pour poster un avis