Construction initiale XIIe siècle (≈ 1250)
Édification des premières structures du château.
XVe siècle
Ajouts gothiques
Ajouts gothiques XVe siècle (≈ 1550)
Construction des corps de bâtiment gothiques et de la tour-porche.
XVIIe siècle
Rénovations majeures
Rénovations majeures XVIIe siècle (≈ 1750)
Travaux de réunification et de restauration par Jean Baptiste Bernardon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures du château, des communs et du colombier (cad. B 171, 548) : inscription par arrêté du 4 février 1976
Personnages clés
Hérard d'Aransanter
Seigneur de Courcelles-les-Arces en 1474.
Jean Baptiste Bernardon
Réunifie le domaine en 1618.
Claude Berbis
Devenu seul seigneur du château en 1767.
Origine et histoire du Château de Corcelles-les-Arts
Le château de Corcelles, situé dans le bocage du Morvan à Corcelles-les-Arts (Côte-d'Or, Bourgogne-Franche-Comté), occupe la partie orientale du village. En 1474, Hérard d'Aransanter, seigneur de Courcelles-les-Arces, le tient de « franc alleu en toute justice haute, moyenne et basse ». Le domaine passe ensuite à plusieurs familles, dont les Grancey et les Malain, puis connaît au XVIe siècle un morcellement que le chapitre de Notre-Dame de Beaune tente de réunifier. Jean Baptiste Bernardon y parvient en 1618, mais il meurt sans héritier direct et les partages reprennent jusqu'en 1767, année où Claude Berbis devient seul seigneur. En 1794, son fils doit supprimer créneaux, meurtrières et canonnières et combler les fossés pour se conformer à la loi du 13 pluviôse. Corcelles reste dans la même famille jusqu'au XIXe siècle.
Le château a conservé l'essentiel des caractéristiques des XIIIe et XVe siècles ; il présente un petit ensemble gothique composé de quatre corps de bâtiment disposés autour d'une cour, précédée au sud d'une vaste basse-cour. L'accès se fait, dans l'angle nord-est de la basse-cour, par une tour-porche percée d'une porte charretière et d'une porte piétonne, toutes deux surmontées des rainures d'un ancien pont-levis dont des vestiges subsistent sur l'actuel pont dormant à deux arches. La plate-forme abrite deux bâtiments principaux : à l'est un corps de logis à deux étages sous toit à deux pans, ouvert de baies rectangulaires, dont l'angle nord-ouest est occupé par une tour carrée de trois étages coiffée d'un toit en pavillon et percée d'ouvertures modernes ; contre sa façade s'élève une tourelle d'escalier hexagonale en saillie. Entre ces deux éléments, des constructions étroites d'un étage fermant la cour complètent l'ensemble. L'angle sud-ouest porte une tourelle ronde à fenêtres de tir et l'angle sud-est une tourelle en brique à deux niveaux, percée de deux archères par étage. L'ensemble est entouré d'un fossé partiellement en eau et, à l'ouest, se dresse un pigeonnier circulaire. La basse-cour, accessible au sud par une porte charretière accompagnée d'une porte piétonne, est bordée de grands bâtiments d'enceinte interrompus dans l'angle nord-est ; ses deux angles occidentaux sont pourvus de petites tourelles carrées coiffées d'un toit en pavillon. Une piscine a remplacé les anciens jardins à la française.
Les façades et les toitures du château, des communs et du colombier sont inscrites aux monuments historiques par arrêté du 4 février 1976.