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Château de Cornillon dans l'Ain

Château de Cornillon

  • 67B Rue des Otages
  • 01230 Saint-Rambert-en-Bugey
67B Rue des Otages, 01230 Saint-Rambert-en-Bugey, France

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
2000
Début XIe siècle
Construction initiale
1196
Traité de pariage
1252
Légat illégal à Béatrice
1304-1321
Guerres delphino-savoyardes
1355
Traité de Paris
1601
Démantèlement français
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Thomas Ier de Savoie - Comte de Savoie et Maurienne Signataire du traité de 1196.
Régnier - Abbé de Saint-Rambert Initiateur du pariage avec la Savoie.
Guillaume de Savoie - Frère du comte Pierre Lègue illégalement Cornillon en 1258.
Béatrice de Savoie - Fille de Pierre II Bénéficiaire controversée du legs.
Arthaud de Montfaucon - Châtelain de Cornillon (1310) Ordonne l’incendie de Saint-Germain.
Maréchal de Biron - Commandant militaire français Ordre de démantèlement en 1601.

Origine et histoire

Le château de Cornillon, édifié au début du XIe siècle, était à l’origine un poste de surveillance sommaire sur une butte rocheuse dominant Saint-Rambert-en-Bugey et son abbaye. Son nom, dérivé du latin corniculum (promontoire), reflète sa position géographique stratégique. Une tour de guet y fut ajoutée par l’abbaye pour surveiller la route de l’Albarine, passage vulnérable aux invasions.

En 1196, l’abbaye de Saint-Rambert, incapable de défendre seule ses terres face aux seigneuries voisines (Coligny, Thoire-Villars), signe un traité de pariage avec le comte Thomas Ier de Savoie. Le château, cédé à perpétuité à la Savoie, est reconstruit en pierre et pourvu de fortifications, à condition de ne jamais être aliéné du comté ni donné en dot. Le comte s’engage à y entretenir une garnison. Ce pacte marque l’intégration de Saint-Rambert et de Cornillon dans le domaine savoyard.

Au XIIIe siècle, le château devient un enjeu des conflits delphino-savoyards. En 1252, le comte Pierre de Savoie le remet à son frère Guillaume, qui le lègue illégalement à Béatrice de Savoie, épouse du Dauphin de Viennois. Récupéré par le comté après sa mort, Cornillon reste un bastion clé jusqu’au XIVe siècle. Vers 1304, il est le dernier rempart savoyard avant Pont-d’Ain, servant de base pour des chevauchées (raids militaires) contre le Dauphiné, comme l’incendie du château de Saint-Germain en 1310 ou son siège en 1321. Le traité de Paris (1355), mettant fin à la guerre delphino-savoyarde, réduit son importance stratégique.

Le déclin s’accélère après 1601, lorsque le traité de Lyon rattache le Bugey à la France. Pour empêcher toute reconquête savoyarde, le maréchal de Biron ordonne le démantèlement de Cornillon, comme celui de Saint-Germain. Les ruines, partiellement restaurées au XXIe siècle, se limitent à une tour, un donjon et des vestiges de bâtiments. L’Association des Amis du Canton de Saint-Rambert œuvre à leur valorisation, malgré l’absence de fouilles archéologiques approfondies.

Liens externes

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