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Château de Courcelles-le-Roi dans le Loiret

Château de Courcelles-le-Roi

    10 Rue du Château
    45300 Courcelles-le-Roi
Propriété privée
Château de Courcelles-le-Roi
Château de Courcelles-le-Roi
Château de Courcelles-le-Roi
Château de Courcelles-le-Roi
Château de Courcelles-le-Roi
Crédit photo : This illustrationwas made byPeter Potrowl. Please - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1800
1900
2000
1247
Séjour de Louis IX
XIe–XIIe siècle
Origines féodales
1358 et 1424
Destructions anglaises
1450
Reconstruction par Brilhac
1493
Séjour de Charles VIII
1870
Dégâts franco-allemands
1880
Effondrement de la tour ouest
1931
Inscription aux Monuments historiques
1944
Incendie par la Wehrmacht
1950
Effondrement de la toiture
2012
Première ouverture au public
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Courcelles-le-Roi : inscription par arrêté du 12 janvier 1931

Personnages clés

Louis IX (Saint-Louis) - Roi de France Séjourne au château en 1247.
Charles VIII - Roi de France Y reçoit des ambassadeurs en 1493.
Anne de Bretagne - Reine de France Accouche au château en 1493.
Georges de Brilhac - Seigneur local Reconstruit le château vers 1450.
Nicolas de Braque - Ministre des rois Philippe VI et Jean II Propriétaire du fief au XIVe siècle.
Jacques Hélias - Propriétaire pendant la Seconde Guerre mondiale Château incendié par la Wehrmacht.

Origine et histoire

Le château de Courcelles-le-Roi, situé dans le Loiret en région Centre-Val de Loire, trouve ses origines entre le XIe et XIIe siècle sous la forme d’une motte féodale traditionnelle, entourée de fossés et de palissades. Ce site stratégique, dépendant de la châtellenie de Boiscommun, devint un lieu de chasse privilégié pour les rois de France, notamment Louis IX qui y séjourna en 1247. Le fief, intégré à l’apanage des ducs d’Orléans, fut ensuite transmis à des figures comme Nicolas de Braque et le chancelier de Birague.

Le château subit deux destructions majeures pendant la guerre de Cent Ans, en 1358 et 1424, par les armées anglaises. Reconstruit à chaque fois, notamment par Jean de Bracque en 1389 et Georges de Brilhac vers 1450, il perdit progressivement son caractère militaire avec l’avènement des canons en bronze. Au XVe siècle, il accueillit Charles VIII et Anne de Bretagne en 1493, cette dernière y donnant naissance à un enfant mort-né, probablement enterré dans l’église locale. Les transformations des XVIIe et XVIIIe siècles, comme l’ajout de nouvelles ouvertures, reflètent son évolution en résidence seigneuriale plus confortable.

Au XIXe siècle, le château fut partiellement restauré, mais la tour ouest s’effondra vers 1880. Endommagé lors de la guerre franco-allemande de 1870, il fut aussi occupé et incendié par la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale, entraînant l’effondrement de la toiture de l’aile ouest en 1950. Inscrit aux Monuments historiques en 1931, il fut ouvert au public pour la première fois en 2012 lors des Journées européennes du patrimoine. Aujourd’hui, il ne conserve que deux des huit tours originales et se visite certains samedis.

Le château a connu de nombreux propriétaires, depuis les familles Jullien de Courcelles (fin XVIIIe–1820) jusqu’aux actuels Martins-Mazars (depuis 2020). Son histoire reflète les bouleversements architecturaux et politiques de la région, passant d’une forteresse médiévale à un manoir résidentiel, tout en restant un témoin des conflits et des transformations sociales du Gâtinais.

Situé le long des routes départementales 138 et 144, en rive gauche de la Rimarde, le château marquait autrefois l’entrée du village. Ses douves, encore en eau au XIXe siècle selon le cadastre napoléonien, et ses vestiges comme la tour sud et la tour de l’escalier rappellent son passé défensif. Le site a également servi de décor pour des tournages, comme le court-métrage Les Seigneurs du Temps en 2012.

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