Origine et histoire du Château de Courcelles-le-Roy
Le château de Courcelles-le-Roy est un monument situé dans le Loiret, à Beaulieu-sur-Loire, en région Centre-Val de Loire. Il se distingue par son architecture organisée autour d’un quadrilatère, avec trois corps de bâtiment entourant une cour intérieure. La façade sud-ouest, datant du XVIIe siècle, est flanquée de tours ajoutées au XIXe siècle, tandis que la chapelle, érigée à la fin du XVIIIe siècle, complète l’ensemble. Le domaine s’étend sur 280 hectares, incluant des communs et un pigeonnier inscrit aux Monuments historiques depuis 1986.
Selon des sources postérieures à la Première Guerre mondiale, le château aurait servi de résidence temporaire à Charles VII et à Agnès Sorel, bien que cette affirmation reste à confirmer par des documents d’archives. En 1788, le château est représenté dans une peinture de Pierre Royer, aujourd’hui conservée à la Royal Academy of Arts de Londres. Le corps principal du bâtiment, abandonné, contraste avec l’entretien des communs et du domaine, témoignant d’une gestion différenciée du patrimoine.
Le château a connu plusieurs propriétaires marquants, dont Florent Carton dit Dancourt (mort en 1725), dont la famille conserva le domaine jusqu’au mariage de Louise-Alexandrine de Guibert avec Jacques-Antoine-Hippolyte de Guibert vers 1788. Au XIXe siècle, il passa entre les mains du maréchal Étienne Jacques Joseph Macdonald (1803-1840), puis de ses descendants, dont Fergus Macdonald, né au château en 1854. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il servit d’hébergement pour des enfants. Depuis 2015, François Aubrun en est le propriétaire.
Architecturalement, le château allie des éléments des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. La façade sud-ouest, typique du XVIIe siècle, est encadrée par des ailes terminées par des tours, ajoutées au XIXe siècle, bien que celles du sud-est aient été démolies au XXe siècle. Le « châtelett » central, probablement remanié au XIXe siècle, et la chapelle de la fin du XVIIIe siècle illustrent cette superposition de styles. Les dépendances, incluant écuries, colombier à lanternon et grange, complètent cet ensemble patrimonial.
Le pigeonnier, seul élément classé Monument historique depuis le 17 septembre 1986, symbolise l’importance passée de ce domaine seigneurial. Bien que le château ne soit pas ouvert systématiquement à la visite, son histoire reflète les évolutions architecturales et sociales de la région, du Berry à la vallée de la Loire, ainsi que les usages variés de ce type de monument, allant de la résidence aristocratique à l’hébergement temporaire en période de crise.