Reconnaissance féodale 1259 (≈ 1259)
Fief jurable rendu au duc Hugues IV.
2e moitié du XIIIe siècle
Construction initiale
Construction initiale 2e moitié du XIIIe siècle (≈ 1350)
Édification par Jean de Frôlois, vassal du duc.
1578
Intégration au comté de Rochefort
Intégration au comté de Rochefort 1578 (≈ 1578)
Terre associée à d’autres seigneuries.
XVe et XVIIe siècles
Réaménagements
Réaménagements XVe et XVIIe siècles (≈ 1750)
Modifications architecturales majeures.
1794
Inventaire révolutionnaire
Inventaire révolutionnaire 1794 (≈ 1794)
Classé *« à démolir »* par les autorités.
20 juillet 1992
Classement monument historique
Classement monument historique 20 juillet 1992 (≈ 1992)
Protection définitive du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ensemble des bâtiments du château ; sol de la cour intérieure ; emprise des anciens fossés (cad. B 152 ; ZC 14) : classement par arrêté du 20 juillet 1992
Personnages clés
Jean de Frôlois - Chevalier et premier seigneur
Constructeur de la maison forte.
Renard de Courcelles - Seigneur local
Reconnaît le fief en 1259.
Duc Hugues IV de Bourgogne - Suzerain féodal
Bénéficiaire de la reconnaissance de 1259.
Origine et histoire
Le château de Courcelles-lès-Montbard est une maison forte édifiée au XIIIe siècle par le chevalier Jean de Frôlois, vassal du duc de Bourgogne. Dès 1259, Renard de Courcelles reconnaît cette forteresse comme un fief jurable et rendable au duc Hugues IV. Ce site stratégique, situé à flanc de coteau près du canal de Bourgogne et de la vallée de la Brenne, illustre l’architecture défensive médiévale bourguignonne.
Au fil des siècles, le château subit des transformations majeures aux XVe et XVIIe siècles, tout en conservant sa structure d’origine. En 1578, la seigneurie de Courcelles est intégrée au comté de Rochefort, regroupant plusieurs terres et châteaux voisins. Cependant, en 1794, un inventaire révolutionnaire le qualifie de « château antique à démolir », marquant le début de son déclin. De 1794 à 1997, les lieux sont convertis en exploitation agricole, préservant partiellement ses murs.
Classé monument historique en 1992 (après une première inscription annulée en 1988), le château se compose d’une tour forte de quatre étages, encadrée de bâtiments des XVe et XVIIe siècles. La cour carrée, ceinte de courtines et de tourelles en encorbellement, révèle des éléments défensifs comme des archères et des latrines. Les peintures héraldiques encore visibles aux étages supérieurs témoignent de son prestige passé.
L’architecture reflète une adaptation au terrain en pente, avec des bâtiments disposés perpendiculairement à la déclivité. La basse-cour au sud et les fossés disparus (dont l’emprise est protégée) rappellent son rôle de contrôle territorial. Aujourd’hui, le site, bien que partiellement dégradé, offre un exemple rare de maison forte bourguignonne préservée.
Les sources mentionnent des réaménagements tardifs, comme un escalier en vis desservant les étages ou des baies à linteaux trilobés, typiques des ajouts Renaissance. Malgré les lacunes documentaires (certaines références sont « souhaitées »), son classement couvre l’ensemble des bâtiments, le sol de la cour et l’emprise des anciens fossés.
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