Origine et histoire du Château de Courcelles-lès-Semur
Le château de Courcelles-lès-Semur trouve ses origines au XIIIe siècle, mentionné pour la première fois en 1317 lors du mariage de Guillotte, fille de Jean, seigneur de Courcelles, évoquant une maison forte. En 1333, le duc de Bourgogne acquiert le domaine par échange contre le château d’Authumes. Le site, stratégique, subit les tumultes de l’époque : menacé en 1361 par les grandes compagnies (bandes armées errantes), puis en 1439 par les écorcheurs, nécessitant réparations et négociations pour sa sécurité. En 1367, un impôt local finance sa restauration, illustrant son importance pour la seigneurie et le duché.
Au XVe siècle, le château devient un beau château seigneurial selon les archives de 1468, doté de trente pièces à cheminées, de fossés en eau et de murs partiellement effondrés. Le duc de Bourgogne le cède en 1374 à Guy et Guillaume de la Trimouille en récompense de leurs services. En 1586, Jean de Tavannes, vicomte, y est arrêté, marquant un épisode trouble de son histoire. La Révolution révèle une structure quadrilatère avec tours défensives, pont-levis et meurtrières, reflétant son évolution entre résidence noble et forteresse.
L’architecture actuelle mêle des éléments médiévaux (XIIIe–XVe siècles) et des réaménagements des XVIIe–XVIIIe siècles. Le corps de logis principal, flanqué de tours carrées et de douves, encadre une cour centrale. Une tour haute, aujourd’hui ouverte, domine l’ensemble, tandis que des bâtiments agricoles, ajoutés tardivement, témoignent de sa conversion en ferme jusqu’en 1997. Classé Monument Historique en 1999 pour ses vestiges (château, sol, douves), le site conserve des traces de ses fonctions successives : défense, prestige et exploitation rurale.
Le château gagne une notoriété culturelle en 1961 lorsque Bernard Borderie y tourne des scènes des Trois Mousquetaires, avec Mylène Demongeot et Georges Descrières. Cette valorisation cinématographique met en lumière son cadre préservé, entre terrasse circulaire et paysage auxois. Les sources historiques, bien que parcellaires (références manquantes pour certains événements), soulignent son rôle dans l’histoire locale, des seigneurs de Courcelles aux ducs de Bourgogne, en passant par son adaptation aux besoins agricoles modernes.