Frise chronologique
1831
Construction du château
Construction du château
1831 (≈ 1831)
Œuvre d'Antoine-Martin Garnaud pour Jobert-Paquot.
1914-1918
Dégâts pendant la Première Guerre
Dégâts pendant la Première Guerre
1914-1918 (≈ 1916)
Toit crevé, intérieur saccagé.
1920
Restauration post-guerre
Restauration post-guerre
1920 (≈ 1920)
Respect de l’état ancien, intégration boiseries.
30 avril 1999
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
30 avril 1999 (≈ 1999)
Façades, toitures et salon protégés.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toitures ; salon central au rez-de-chaussée (cad. AD 3) : inscription par arrêté du 30 avril 1999
Personnages clés
| Antoine-Martin Garnaud - Architecte |
Prix de Rome, concepteur du château. |
| Monsieur Jobert-Paquot - Commanditaire |
Propriétaire et initiateur de la construction. |
Origine et histoire
Le château de Courcelles est une demeure bourgeoise construite au 2e quart du XIXe siècle (1831) par l'architecte parisien Antoine-Martin Garnaud, lauréat du prix de Rome en 1817. Commandé par Monsieur Jobert-Paquot, ce « petit palais » néoclassique rompt avec les codes traditionnels des maisons de campagne. Son plan rectangulaire, ses deux niveaux rythmés par des colonnes et pilastres, et son fronton central en font un exemple remarquable du style. Les façades, organisées en trois groupes de trois percements, reflètent une symétrie rigoureuse, tandis que l'intérieur, comme le salon du rez-de-chaussée, reprend les motifs extérieurs avec des pilastres ioniques.
Endommagé pendant la Première Guerre mondiale (toiture crevée, intérieur saccagé), le château est restauré dès 1920 dans le respect de son état originel. Les boiseries Louis XV de deux pièces, issues d’une maison détruite à Charleville, y sont intégrées. L’édifice, construit en moellons enduits, est entouré d’un parc paysager. En 1999, ses façades, toitures et le salon central sont inscrits aux Monuments Historiques, préservant ainsi ce témoignage de l’architecture bourgeoise du XIXe siècle.
Situé en banlieue de Reims, dans le Grand Est, le château illustre l’influence parisienne dans les résidences régionales de l’époque. Son architecte, Garnaud, y applique les principes néoclassiques appris lors de son séjour à Rome, mêlant rigueur géométrique et élégance décorative. Aujourd’hui, le site reste un exemple significatif du patrimoine champenois, entre histoire locale et héritage architectural national.