Frise chronologique
milieu XIIe siècle
Premier seigneur attesté
Premier seigneur attesté
milieu XIIe siècle (≈ 1250)
Gervais de Courceriers, donateur aux abbayes.
1451
Destruction par les Anglais
Destruction par les Anglais
1451 (≈ 1451)
Château ruiné pendant la guerre.
1657
Date du portail ouest
Date du portail ouest
1657 (≈ 1657)
Charpente à la Philibert Delorme.
4e quart XVIe siècle
Reconstruction du château
Reconstruction du château
4e quart XVIe siècle (≈ 1687)
Fin XVIe, après les dégâts.
milieu XVIIe siècle
Embellissement du château
Embellissement du château
milieu XVIIe siècle (≈ 1750)
Ajouts architecturaux majeurs.
1961
Destruction partielle
Destruction partielle
1961 (≈ 1961)
Démolition laissant des ruines.
20 mars 1987
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
20 mars 1987 (≈ 1987)
Protection des vestiges restants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Haute muraille médiévale isolée en tant que ruines ; tour subsistante du château de la fin du XVIe siècle ; bâtiment rectangle à bretèche en pignon ; logis de garde et portail au lieudit Le Portail (cad. 63, 442, 443) : inscription par arrêté du 20 mars 1987
Personnages clés
| Gervais de Courceriers - Premier seigneur connu (XIIe siècle) |
Donateur à plusieurs abbayes locales. |
| Guillaume de Courceriers - Chevalier (début XIIIe siècle) |
Frère de Gervais, donateur aussi. |
| Guérin de Courceriers - Seigneur (XIIIe–XIVe siècle) |
Époux d’une Riboulle, sceau mixte. |
| Cesbron de Courceriers - Seigneur (début XIVe siècle) |
Marié à Simonne de Saint-Denis. |
| Guillaume de Courceriers (1301) - Seigneur mentionné dans procès |
Père de cinq enfants. |
Origine et histoire
Le château de Courceriers, situé à Saint-Thomas-de-Courceriers en Mayenne, est un édifice médiéval dont l’histoire remonte au XIIe siècle. Initialement propriété de la famille de Courceriers, une lignée de chevaliers, il fut reconstruit à la fin du XVIe siècle après avoir été ruiné par les Anglais en 1451. Les vestiges actuels, partiellement détruits en 1961, incluent un portail d’entrée daté de 1657, une chapelle, un logis et une tour aujourd’hui convertie en chambre d’hôtes. Le portail, remarquable pour sa charpente inspirée de Philibert Delorme, servait aussi de colombier à l’étage.
La famille de Courceriers, associée au fief dès le XIIe siècle, est mentionnée sous diverses orthographes (de Curcessiers, de Corcesei, etc.). Leur blason, de gueules à 3 quintefeuilles d’or, apparaît sur des sceaux médiévaux. Gervais de Courceriers, premier seigneur attesté vers 1150–1218, fit des dons à des abbayes locales, tout comme ses frères Guillaume et Hamelin. La succession se transmit à travers les générations, avec des membres comme Guérin de Courceriers, dont le sceau porte aussi les armes de son épouse, une Riboulle.
Au XIVe siècle, la famille posséda plusieurs fiefs environnants (Asseil, Ballée, la Bigeotière). Cesbron de Courceriers, seigneur au début du XIVe siècle, épousa Simonne de Saint-Denis. Leur descendant Guillaume, mentionné dans un procès en 1301, perpétua la lignée. Le château, symbole du pouvoir seigneurial, fut embelli au XVIIe siècle avant sa destruction partielle au XXe siècle. Aujourd’hui, ses ruines, classées Monument Historique en 1987, témoignent de ce passé féodal et architectural.
Les éléments protégés incluent la muraille médiévale, la tour du XVIe siècle, un bâtiment à bretèche et le portail du lieudit Le Portail. Ces vestiges, bien que fragmentaires, offrent un aperçu de l’évolution du site, marqué par des reconstructions successives et une adaptation aux besoins résidentiels et défensifs de chaque époque. La chapelle et le logis, encore debout, rappellent la dualité religieuse et seigneuriale du lieu.
Le château de Courceriers illustre aussi les dynamiques régionales des Pays de la Loire, où les familles nobles jouaient un rôle central dans l’organisation territoriale. Les dons aux abbayes (Savigny, Evron) reflètent l’influence religieuse et économique de ces seigneurs, tandis que les alliances matrimoniales, comme celle avec les Riboulle, renforçaient leur pouvoir. La destruction de 1961 a effacé une partie de ce patrimoine, mais les ruins subsistantes restent un marqueur historique majeur.