Château de Courseulles à Courseulles-sur-Mer dans le Calvados

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château Médiéval et Renaissance

Château de Courseulles

  • Avenue du Château
  • 14470 Courseulles-sur-Mer
Château de Courseulles
Château de Courseulles
Château de Courseulles
Château de Courseulles
Château de Courseulles
Crédit photo : Pimprenel - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
IXe siècle
Origine seigneuriale
1204
Confiscation royale
1419
Siège anglais
1712
Acquisition par Bellemare
XVIIe siècle
Reconstruction et modifications
1944
Incendie et restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Corps de logis principal y compris la cheminée située au premier étage du pavillon de droite : classement par arrêté du 19 novembre 1910

Personnages clés

Raoul de Courseulles Premier seigneur connu du château au IXe siècle.
François d'O Capitaine et gouverneur de Caen, il fait reconstruire le château.
Marguerite de Laigue Marquise de Leuville, elle modifie le château vers 1672.
Jacques de Bellemare Acquiert le château en 1712, qui devient le siège d'un marquisat.
Robert Bouchon Directeur de l'usine, il restaure le château de 1945 à 1950.

Origine et histoire du Château de Courseulles

Le château de Courseulles est une ancienne demeure seigneuriale située à l'ouest de Courseulles‑sur‑Mer (Calvados), sur un éperon dominant l'embouchure de la Seulles. Le siège de la seigneurie remonterait au IXe siècle avec Raoul de Courseulles comme plus ancien seigneur connu. Le domaine a été confisqué pendant un siècle avant de revenir à Jacques de Courseulles, son petit‑fils. En 1204 le fief est à nouveau confisqué par le roi; en 1255 il passe à la famille de Meullent puis à celle de Montalais. En 1419 le château est assiégé par Henri V d'Angleterre. En 1450 il revient à Perrine de Meullent, épouse de Guillaume de Rosnyvinen, et entre ainsi dans la famille de Rosnyvinen; à la fin du XVe siècle Françoise de Rosnyvinen épouse Jean de Montalais et leur fils Mathurin hérite du château. Après la mort de Mathurin, la baronnie est vendue à François de Marcillac, président du Parlement de Rouen, et reste dans sa famille jusqu'en 1584, année où elle est cédée à François d'O, capitaine et gouverneur de Caen. François d'O fait reconstruire le château pour l'utiliser comme résidence d'été; Anne de Joyeuse l'achète en 1586, mais il revient à François d'O l'année suivante faute de paiement. La baronnie est placée sous séquestre en 1605; en 1630 le fief est acquis par Thomas II Morant, puis il est modifié vers 1672 par la marquise de Leuville, Marguerite de Laigue. En 1712 Jacques de Bellemare acquiert le château qui devient le siège d'un marquisat; son petit‑fils Philippe de la Rivière hérite en 1733 et la famille de la Rivière conserve la propriété jusqu'en 1834. Pendant la Révolution la marquise de Courseulles se réfugie en Allemagne et le château, occupé, sert un temps de caserne pour l'infanterie. Vers 1824 l'aile sud est démolie et ses matériaux vendus à un maçon d'Amblie. En 1834 la propriété passe par héritage à la famille de Savignac, puis elle est rachetée en 1860 par Hector de Saint Clair et, en 1869, acquise par la famille Lepeltier. Le 16 septembre 1918 le château est vendu à la Société sucrière du Calvados; en 1920 une raffinerie est installée en contrebas et le château sert de bureaux et de logements pour ouvriers saisonniers. Le matin du 6 juin 1944 le château est entièrement ravagé par un incendie; il est restauré de 1945 à 1950 par Robert Bouchon, directeur de l'usine, en collaboration avec le directeur des monuments historiques du Calvados. En 1965 la sucrerie cesse ses activités et l'usine est démolie en 1970. En 1999 la société Viking acquiert le château, puis en 2005 un couple le transforme en gîte. Le château présente un style sobre, en contraste avec le décor sculpté de ses lucarnes. Le corps de logis principal, ainsi que la cheminée située au premier étage du pavillon de droite, sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 19 novembre 1910.

Liens externes