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Château de Cramahé en Charente-Maritime

Château de Cramahé

    1 Château de Cramahe
    17220 Salles-sur-Mer

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1518
Création du fief
1539
Confirmation du fief
1685
Émigration du dernier Chateigner
1739
Vente à Gayot de Mascrany
1753
Reconstruction du château
1925
Classement partiel
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Inscrit MH

Personnages clés

Pierre Chasteigner - Premier seigneur de Cramahé Maire de La Rochelle, anobli en 1518.
Roc Chateigner - Dernier représentant protestant Émigre en 1685 après révocation.
Jean-Baptiste Gayot de Mascrany - Acquéreur et reconstructeur Fait bâtir le château actuel en 1753.
Samuel Lemit - Entrepreneur et architecte Auteur des plans du nouveau château.
Marie-Suzanne-Joséphine Harouard de Saint-Sornin - Propriétaire au XIXe siècle Dernière héritière avant transmission familiale.

Origine et histoire

Le château de Cramahé trouve ses origines en 1518, lorsque la duchesse de Longueville érige la terre en fief pour Pierre Chasteigner, maire de La Rochelle. Ce lignage protestant conserve le domaine jusqu’à la révocation de l’édit de Nantes en 1685, date à laquelle le dernier représentant, Roc Chateigner, émigre. Le château passe ensuite entre les mains de collatéraux, puis à Henriette-Céleste de Béjarry, mariée à Pierre-Louis Green de Saint-Marsault, avant d’être cédé en 1739 à Jean-Baptiste Gayot de Mascrany, qui le fait reconstruire en 1753.

L’ancien logis, jugé vétuste, est remplacé par une demeure plus moderne conçue par l’entrepreneur Samuel Lemit. En 1764, le château est transmis au fils de Gayot de Mascrany, puis vendu en 1807 à Michel-Augustin Garros. Le domaine, alors vaste (18 ha de vignes, 40 ha de prés, 32 ha de bois et 69 ha de terres labourables), change encore de mains en 1811 et 1828, passant notamment aux familles Harouard de Saint-Sornin et Larocque-Latour, dont les armes ornent toujours la façade.

Le portail d’entrée et sa grille, témoins de cette histoire mouvementée, sont classés monuments historiques en 1925. Le château illustre ainsi les mutations architecturales et sociales de la noblesse protestante en Aunis, entre Renaissance et XIXe siècle, marqué par les conflits religieux et les héritages familiaux.

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