Frise chronologique
vers 1220
Construction par les Templiers
Construction par les Templiers
vers 1220 (≈ 1220)
Fondation comme commanderie centrale en Périgord.
1307
Dissolution des Templiers
Dissolution des Templiers
1307 (≈ 1307)
Fin de leur présence au château.
1316
Rebaptisé par Guillaume de Crémirac
Rebaptisé par Guillaume de Crémirac
1316 (≈ 1316)
Devenu « château de Crémirac » après rétablissement.
XVIe siècle
Fortification pendant les guerres de Religion
Fortification pendant les guerres de Religion
XVIe siècle (≈ 1650)
Château et église renforcés contre les conflits.
26 février 1964
Première inscription partielle
Première inscription partielle
26 février 1964 (≈ 1964)
Protection au titre des monuments historiques.
1er juin 2022
Inscription totale du site
Inscription totale du site
1er juin 2022 (≈ 2022)
Inclut cour, annexes et enceinte.
2025
Sélection pour le Loto du patrimoine
Sélection pour le Loto du patrimoine
2025 (≈ 2025)
Restauration prévue de la toiture.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le manoir de Cramirat, en totalité, avec sa cour, ses bâtiments annexes et son enceinte, l'ensemble étant situé sur la parcelle 52, figurant au cadastre section ZD, conformément au plan arrêté à l'arrêté : inscription par arrêté du 1er juin 2022
Personnages clés
| Guillaume de Crémirac - Commandant de Sergeac |
Rebaptise le château en 1316. |
Origine et histoire
Le château de Cramirat, aussi appelé manoir de Cramirat, est un édifice templier érigé vers 1220 dans le village de Sergeac (Dordogne, Nouvelle-Aquitaine). Il servait de commanderie centrale pour l’ordre des Templiers en Périgord noir, abritant même le grand maître régional jusqu’à la dissolution de l’ordre en 1307. En 1316, Guillaume de Crémirac, commandant local, rebaptise le site « château de Crémirac » et y rétablit une communauté après la chute des Templiers. Le lieu devint un hospice pour pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, marquant son rôle religieux et social au Moyen Âge.
Le site possède une origine préhistorique remarquable, avec des abris sous roche de type Cro-Magnon attestant d’une occupation humaine dès 30 000 av. J.-C.. Au XVIe siècle, le château et l’église voisine furent fortifiés durant les guerres de Religion, reflétant les tensions de l’époque. Entre la fin du XIXe siècle et les années 1970, il servit de centre communautaire pour les habitants de Sergeac. Classé partiellement en 1964, puis en totalité en 2022 (cour, annexes et enceinte), il est aujourd’hui une propriété privée. En 2025, il bénéficiera du Loto du patrimoine pour restaurer sa toiture, actuellement protégée par une bâche.
L’architecture conserve des traits romans originaux : un corps de logis à deux étages, une tour arrondie à mâchicoulis, et une cour fortifiée. La porte en arc brisé mène à une cave voûtée, tandis que la tour garde ses corbeaux et une lucarne médiévale. Situé à 30 mètres de l’église templière Saint-Pantaléon (XIe siècle) et de la croix des Templiers (XVIe siècle), le château marque une étape historique sur les routes de pèlerinage. Son inscription aux monuments historiques souligne son importance patrimoniale, mêlant héritages templier, médiéval et préhistorique.