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Château de Crampagna dans l'Ariège

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Crampagna

    Le Bourg09120 Crampagna
Propriété privée
Château de Crampagna
Château de Crampagna
Château de Crampagna
Château de Crampagna
Château de Crampagna
Crédit photo : Jean-Claude Aiglehoux - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIIe siècle
Construction de la tour carrée
1585–1588
Guerres de Religion
1712
Extension par Catherine de Roquépine
19 juillet 1977
Première protection MH
1996
Acquisition famille Chanchevrier
17 septembre 2015
Classement complet
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures (cad. A 1434) : inscription par arrêté du 19 juillet 1977 ; Totalité du château de Crampagna (cad. A 1432 à 1435) : inscription par arrêté du 17 septembre 2015

Personnages clés

Jean-Claude de Lévis-Léran (dit Audou) - Chef protestant Prit le château en 1585 pendant les guerres.
Raimond de Comminges - Seigneur brigand Condamné en 1614, entraîna la vente.
Catherine de Roquépine - Commanditaire du XVIIIe Fit construire l’aile Renaissance en 1712.
Marc-Antoine de Galard-Terraube - Seigneur jusqu’à la Révolution Dernière famille noble propriétaire avant 1789.
Henri Proszynski - Sculpteur résident Y vécut et travailla au XXe siècle.

Origine et histoire du Château de Crampagna

Le château de Crampagna, implanté sur un piton rocheux stratégique, fut occupé dès l’époque romaine. Sa tour carrée du XIIIe siècle, construite en pierres de Vernajoul, servait de poste de guet pour les cousins du comte de Foix. Le site offrait une vue dominante sur la vallée de l’Ariège, renforçant son rôle défensif.

Au XIVe siècle, le château s’enrichit d’un bloc rectangulaire orné de fenêtres gothiques (semi-circulaire au sud, trilobée au nord), abritant une chapelle aux nervures sculptées. La famille de Roquefort, puis les Comminges, en devinrent propriétaires jusqu’au XVIIe siècle, période marquée par des conflits violents. Raimond de Comminges, seigneur brigand, fut condamné en 1614, entraînant la vente du domaine à François de Minut, dont la veuve épousa Marc-Antoine de Galard-Terraube.

Les guerres de Religion laissèrent des traces profondes : le château fut pris en 1585 par le protestant Audou (Jean-Claude de Lévis-Léran), puis repris après 107 coups de canon en 1586. Les combats se poursuivirent jusqu’en 1588, ciblant notamment le clergé. Au XVIIIe siècle, Catherine de Roquépine y ajouta une aile en moellons, avec des ouvertures Renaissance et des voûtes cintrées, marquant l’évolution vers une résidence seigneuriale.

Classé Monument Historique en 1977 (façades et toitures) puis en 2015 (intégralité), le château passa entre les mains de familles influentes, comme les Galard-Terraube jusqu’à la Révolution. Devenu bien national après l’émigration d’Antonin Galard aux États-Unis, il fut acquis par l’ingénieur Stanislas Proszynski, puis par son fils, le sculpteur Henri Proszynski. Depuis 1996, la famille Chanchevrier en est propriétaire.

Aujourd’hui propriété privée visitable sur réservation, le château conserve des éléments défensifs (tour donjon, cachot, gargouille) et des traces des différentes époques, des mâchicoulis médiévaux aux salles Renaissance. Ses archives, conservées à Pau, témoignent de son histoire mouvementée, liée aux conflits religieux et aux dynasties locales.

Liens externes

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