Frise chronologique
XIe siècle
Forteresse médiévale originelle
Forteresse médiévale originelle
XIe siècle (≈ 1150)
Construction de la chapelle et du donjon.
XIVe siècle
Début de la construction actuelle
Début de la construction actuelle
XIVe siècle (≈ 1450)
Remplacement de l’ancienne forteresse par le château.
Début XVIe siècle
Façade nord et style flamboyant
Façade nord et style flamboyant
Début XVIe siècle (≈ 1604)
Sculptures et tour cylindrique ajoutées.
1913
Classement monument historique
Classement monument historique
1913 (≈ 1913)
Premier château privé classé en Charente-Maritime.
1925, 1963, 1988
Inscriptions complémentaires
Inscriptions complémentaires
1925, 1963, 1988 (≈ 1988)
Protection étendue à la chapelle, donjon et pigeonnier.
Début XXe siècle
Restauration par la famille Chaudruc
Restauration par la famille Chaudruc
Début XXe siècle (≈ 2004)
Travaux majeurs sur la structure existante.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château à l'exception de la partie sud : classement par arrêté du 4 septembre 1913 ; Partie sud du château telle qu'elle est déterminée par le décret du 22 12 1920 prononçant son déclassement et par le plan annexé à ce décret : inscription par arrêté du 18 février 1925 ; Ancien donjon et chapelle du château (cad. B 460, 461) : inscription par arrêté du 19 juillet 1963 ; Pigeonnier (cad. B 1107) : inscription par arrêté du 7 mars 1988
Personnages clés
| Prince Noir - Figure militaire anglaise |
Séjourna au château au XIVe siècle. |
| François Ier - Roi de France |
Y passa une nuit en 1519. |
| Famille Acarie - Propriétaires pendant 300 ans |
Agrandissements majeurs aux XVIe–XVIIe siècles. |
| Mgr Pierre-Louis de La Rochefoucauld-Bayers - Évêque de Saintes |
Locaire du château pendant la Révolution. |
| Famille Chaudruc - Propriétaires au XXe siècle |
Restauration du château au début des années 1900. |
| Propriétaire anonyme (Chat Botté) - Inspiration littéraire |
Cité dans le conte de Charles Perrault. |
Origine et histoire
Le château de Crazannes, situé en Charente-Maritime, est l’un des plus anciens de la région, avec des origines remontant au XIVe siècle. Sa construction débuta sur les fondations d’une forteresse médiévale du XIe siècle, dont subsistent aujourd’hui la chapelle romane, les douves et le donjon, vestige du mur d’enceinte. Classé monument historique dès 1913, il fut parmi les premiers châteaux privés à bénéficier de cette protection, complétée par trois inscriptions supplémentaires en 1925, 1963 et 1988. Initialement propriété des seigneurs de Tonnay-Charente, le domaine passa entre les mains de familles influentes comme les Poussard, les Daillon et les Acarie, ces derniers y résidant plus de 300 ans et y réalisant d’importants agrandissements.
La façade nord, datée du début du XVIe siècle, se distingue par ses sculptures de pierre de style flamboyant, tandis qu’une tour cylindrique à mâchicoulis, coiffée d’une poivrière, renforce son caractère défensif. Le pigeonnier du XVIIe siècle, avec ses cinq niveaux de boulins, témoigne de l’étendue du domaine à cette époque. La chapelle, bien que romane (XIe siècle), fut partiellement reconstruite au XVe siècle. Le château a accueilli des figures marquantes, comme le Prince Noir au XIVe siècle, François Ier en 1519, et aurait inspiré le Chat Botté de Charles Perrault, son propriétaire étant cité dans le conte.
Au moment de la Révolution, le château fut loué par Mgr Pierre-Louis de La Rochefoucauld-Bayers, évêque de Saintes. Au début du XXe siècle, la famille Chaudruc y entreprit d’importantes restaurations. Le parc, inscrit au pré-inventaire des jardins remarquables, abrite des arbres centenaires et longe la Charente. Ouvert au public toute l’année, le château allie ainsi histoire médiévale, architecture Renaissance et héritage littéraire.
Les éléments protégés incluent le château (sauf sa partie sud, déclassée en 1920), le donjon, la chapelle et le pigeonnier. Ce dernier, de plan circulaire et surmonté de lucarnes, illustre l’importance économique du domaine à l’époque moderne. Les modifications du XXe siècle, notamment sur le donjon, reflètent les adaptations successives du monument à travers les siècles.