38110 La Tour-du-Pin, Chemin du Château de Cuirieu
Frise chronologique
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1604
Anoblissement de Pierre de Boissat
Anoblissement de Pierre de Boissat 1604 (≈ 1604)
Gentilhomme de la Chambre du roi, commanditaire du château.
Début du XVIIe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel Début du XVIIe siècle (≈ 1704)
Remplace un rendez-vous de chasse médiéval.
XVIIIe siècle
Aménagement de la terrasse
Aménagement de la terrasse XVIIIe siècle (≈ 1850)
Remplace les douves, surnommée « terrasse du cèdre ».
22 janvier 1955
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques 22 janvier 1955 (≈ 1955)
Protection du château, communs et jardin.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château de Cuirieu, ses communs et son jardin à la française : inscription par arrêté du 22 janvier 1955
Personnages clés
Pierre de Boissat - Propriétaire et commanditaire
Anobli en 1604, fait construire le château.
Vicomte et vicomtesse Bernard de Noüe - Propriétaires actuels
Famille détentrice depuis deux siècles.
Origine et histoire du Château de Cuirieu
Le château de Cuirieu est un édifice des XVIIe et XVIIIe siècles situé sur la commune de Saint-Jean-de-Soudain, en limite de Sainte-Blandine, à proximité de La Tour-du-Pin (Isère, région Auvergne-Rhône-Alpes). Il succède à un ancien rendez-vous de chasse médiéval dans une futaie, dont le nom évoque la curée, moment clé de la chasse. Le château actuel fut bâti au début du XVIIe siècle par Pierre de Boissat, anobli en 1604 comme gentilhomme de la Chambre du roi, marquant son ascension sociale par cette construction.
Le domaine, bien conservé, appartient depuis près de deux siècles à la famille de Noüe, notamment au vicomte et à la vicomtesse Bernard de Noüe. Le château se compose de deux corps de logis en équerre, flanqués de trois tours rondes, et d’un passage voûté dans les communs. Une terrasse du XVIIIe siècle, remplaçant d’anciennes douves, domine un jardin à la française et un parc de 9 hectares, orné de cèdres et d’arbustes taillés. Seul le domaine extérieur est accessible, notamment lors des Journées européennes du patrimoine.
Classé Monument Historique depuis 1955, le château protège également ses communs et son jardin à la française, témoins de son architecture classique. Son fronton central et ses deux pavillons latéraux illustrent le style résidentiel aristocratique des XVIIe et XVIIIe siècles. Bien que propriété privée, son histoire reflète l’évolution des usages, passant d’un lieu de chasse médiéval à une résidence noble, puis à un patrimoine familial préservé.
Les sources mentionnent une localisation initiale erronée (La Tour-du-Pin), alors que le château se situe précisément à Saint-Jean-de-Soudain (code Insee 38509), en bordure de Sainte-Blandine. Cette confusion géographique s’explique par la proximité des trois communes, partagent un territoire historique commun. Les données architecturales (fenêtres à meneaux, tours rondes) et paysagères (jardin à la française) confirment son importance patrimoniale en Isère.