Origine et histoire du Château de Cypierre
Le château de Cypierre se dresse sur une butte dans la commune de Volesvres, en Saône‑et‑Loire. Sa construction comprend quatre parties distinctes : un donjon de plan massé, en grande partie du XIIe siècle, élevé sur une motte forte ; une tourelle d’angle carrée du XIVe siècle abritant un escalier à vis ; un corps de bâtiment du XVIIIe siècle logé dans l’angle formé par la tourelle et le donjon ; et un autre corps, de plan barlong daté de 1823, adossé en partie au donjon et en partie à la tourelle, qui a été endommagé en 1944 par les maquisards. Une terrasse et un escalier à deux volées droites avec repos desservent la façade est du premier corps. À l’ouest, une chapelle antérieure à 1818 a été remontée en 1901. À l’est, des dépendances s’organisent autour d’une cour qui s’ouvre au nord par un portail à porte charretière supportant un pigeonnier daté de 1831. Une tourelle portant deux bretèches, enclavée dans les bâtiments d’exploitation, constitue avec le donjon le seul vestige du système de défense médiéval. Le château est une propriété privée et ne se visite pas. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 23 décembre 1985.
L’histoire de la seigneurie remonte au moins au début du XIIe siècle : en 1103, J. de Cypierre se fait religieux au prieuré de la Sainte‑Trinité de Marcigny‑lès‑Nonnains, dépendant de Cluny, et fait don du meix de Cassandre en la paroisse d’Autefond, situé à 1 lieue et 3/4 de Charolles, 3/4 de lieue de Paray et 14 lieues d’Autun. La première mention d’une maison forte apparaît en 1262, lorsque Guillaume de Cypierre la tient en fief du duc. Au début du XVIe siècle, la terre passe par mariage à Pierre de Marcilly, qui ajoute Cypierre à son nom, puis, au milieu du siècle, son fils Philibert de Marcilly, bailli d’Autun, acquiert du frère évêque le château et la baronnie de Thoisy et devient gouverneur du futur roi Charles IX. À l’extinction de la lignée des Marcilly en 1628, le domaine est vendu aux Legoux de La Berchère, qui le revendent en 1639 à Jean Boyveau. En 1720, la seigneurie échoit à la famille Perrin, dont Jean‑François‑Claude Perrin de Cypierre et son fils Adrien Philibert Perrin de Cypierre de Chevilly. En 1849, Marguerite Perrin de Cypierre épouse le fils du général de Caulaincourt ; dans la seconde moitié du XIXe siècle, une de leurs filles se marie à Pierre de Kergorlay, et, par le mariage d’une de leurs petites‑filles, le château appartient désormais à la famille de Bastard.