Château de Cypierre à Volesvres en Saône-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Cypierre

  • Cypierre
  • 71600 Volesvres
Crédit photo : F-de-B - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe siècle
Construction du donjon
XIVe siècle
Ajout d'une tourelle
XVIe siècle
Passage à la famille Marcilly
XVIIe siècle
Changement de propriétaires
1823
Construction d'un nouveau corps
XVIIIe siècle
Ajout d'un corps de bâtiment
1901
Remontage de la chapelle
1985
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château : donjon, corps de logis XVIIIe siècle, tourelle XVIe siècle, aile XIXe siècle ainsi que l'escalier est ; façades et toitures de la tourelle est dans les dépendances ; chapelle XIXe siècle (cad. B 214, 215) : inscription par arrêté du 23 décembre 1985

Personnages clés

J. de Cypierre Seigneur ayant fait don du meix de Cassandre en 1103.
Guillaume de Cypierre Seigneur ayant tenu la maison forte en fief du duc en 1262.
Pierre de Marcilly Acquiert la terre de Cypierre par mariage au début du XVIe siècle.
Philibert de Marcilly Bailli d’Autun et gouverneur du futur roi Charles IX.
Jean Boyveau Acquiert le domaine en 1639.
Jean-François-Claude Perrin de Cypierre Propriétaire du château au XVIIIe siècle.
Adrien Philibert Perrin de Cypierre de Chevilly Fils de Jean-François-Claude Perrin de Cypierre.
Marguerite Perrin de Cypierre Épouse du fils du général de Caulaincourt en 1849.

Origine et histoire du Château de Cypierre

Le château de Cypierre se dresse sur une butte dans la commune de Volesvres, en Saône‑et‑Loire. Sa construction comprend quatre parties distinctes : un donjon de plan massé, en grande partie du XIIe siècle, élevé sur une motte forte ; une tourelle d’angle carrée du XIVe siècle abritant un escalier à vis ; un corps de bâtiment du XVIIIe siècle logé dans l’angle formé par la tourelle et le donjon ; et un autre corps, de plan barlong daté de 1823, adossé en partie au donjon et en partie à la tourelle, qui a été endommagé en 1944 par les maquisards. Une terrasse et un escalier à deux volées droites avec repos desservent la façade est du premier corps. À l’ouest, une chapelle antérieure à 1818 a été remontée en 1901. À l’est, des dépendances s’organisent autour d’une cour qui s’ouvre au nord par un portail à porte charretière supportant un pigeonnier daté de 1831. Une tourelle portant deux bretèches, enclavée dans les bâtiments d’exploitation, constitue avec le donjon le seul vestige du système de défense médiéval. Le château est une propriété privée et ne se visite pas. Il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 23 décembre 1985.

L’histoire de la seigneurie remonte au moins au début du XIIe siècle : en 1103, J. de Cypierre se fait religieux au prieuré de la Sainte‑Trinité de Marcigny‑lès‑Nonnains, dépendant de Cluny, et fait don du meix de Cassandre en la paroisse d’Autefond, situé à 1 lieue et 3/4 de Charolles, 3/4 de lieue de Paray et 14 lieues d’Autun. La première mention d’une maison forte apparaît en 1262, lorsque Guillaume de Cypierre la tient en fief du duc. Au début du XVIe siècle, la terre passe par mariage à Pierre de Marcilly, qui ajoute Cypierre à son nom, puis, au milieu du siècle, son fils Philibert de Marcilly, bailli d’Autun, acquiert du frère évêque le château et la baronnie de Thoisy et devient gouverneur du futur roi Charles IX. À l’extinction de la lignée des Marcilly en 1628, le domaine est vendu aux Legoux de La Berchère, qui le revendent en 1639 à Jean Boyveau. En 1720, la seigneurie échoit à la famille Perrin, dont Jean‑François‑Claude Perrin de Cypierre et son fils Adrien Philibert Perrin de Cypierre de Chevilly. En 1849, Marguerite Perrin de Cypierre épouse le fils du général de Caulaincourt ; dans la seconde moitié du XIXe siècle, une de leurs filles se marie à Pierre de Kergorlay, et, par le mariage d’une de leurs petites‑filles, le château appartient désormais à la famille de Bastard.

Liens externes