Frise chronologique
1852–1872
Construction du château
Construction du château
1852–1872 (≈ 1862)
Dirigée par Charles Guy de Kersaint
1908
Achat par Jacques Potin
Achat par Jacques Potin
1908 (≈ 1908)
Changement de propriétaire
1911
Transformation du parc
Transformation du parc
1911 (≈ 1911)
Par Édouard Redont pour Potin
24 octobre 2002
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
24 octobre 2002 (≈ 2002)
Protection des façades, toitures et parc
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et les toitures du château, y compris les charpentes ; les cuisines, le vestibule d'entrée, l'escalier principal dans la totalité de sa structure, les pièces de réception de l'étage d'apparat avec leur décor ; les façades et les toitures des écuries, la salle du manège dans sa totalité ; le parc dans sa totalité, y compris les murs (cad. AD 14 à 22, 26 à 29, 31 à 35) : inscription par arrêté du 24 octobre 2002
Personnages clés
| Charles Guy de Kersaint - Commanditaire initial |
Héritier et instigateur de la construction |
| Laure du Tremblay de Saint-Yon - Épouse de Kersaint |
Transmet les terres de Dampont |
| Eugène Viollet-le-Duc - Architecte attribué |
Conception éclectique du château |
| Jacques Potin - Propriétaire (début XXe) |
Acheteur et mécène du parc |
| Édouard Redont - Architecte paysagiste |
Créateur du parc et fabriques |
Origine et histoire
Le château de Dampont, aussi appelé château du Héron, fut érigé entre 1852 et 1872 à Us (Val-d’Oise) sous l’impulsion de Charles Guy de Kersaint, héritier des terres par son épouse Laure du Tremblay de Saint-Yon. L’architecture, attribuée à Eugène Viollet-le-Duc, mêle styles néo-Renaissance et néo-gothique, avec une tour centrale flanquée de deux tours secondaires reliées par des ailes basses. Les façades, richement sculptées, et les toits à lucarnes triangulaires illustrent l’éclectisme du Second Empire.
En 1908, Jacques Potin acquiert le domaine et confie en 1911 la transformation du parc à l’architecte paysagiste Édouard Redont. Ce dernier y intègre des fabriques (fausse ruine de chapelle, temple de l’Amour), un étang alimenté par la Viosne, une roseraie, et des essences rares. Le parc, en terrasses dominant la rivière, reflète l’influence des jardins pittoresques du début du XXe siècle.
Classé Monument Historique en 2002, le château inclut dans sa protection les façades, toitures, cuisines, escalier principal, pièces d’apparat, écuries, et le parc dans son intégralité. Le site a également servi de décor à plusieurs productions cinématographiques et télévisuelles, comme Les Week-ends maléfiques du Comte Zaroff (1976) ou la série Cat’s Eyes (2023-2024).
L’édifice s’inscrit dans l’histoire locale comme témoin de l’aristocratie terrienne du XIXe siècle, puis de la bourgeoisie industrielle du début du XXe. Son parc, typique des réalisations paysagères de l’époque, dialogue avec le patrimoine naturel du Vexin français, classé parc naturel régional.