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Château de Davayat dans le Puy-de-Dôme

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Davayat

    2-6 Rue Saint-Mary 
    63200 Davayat
Propriété privée
Château de Davayat
Château de Davayat
Château de Davayat
Crédit photo : Rémi de Saulieu - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1595
Construction du pavillon initial
vers 1640
Réaménagement par Amable Valeix
1658
Héritage par Amable Valeix
1707
Désaffectation de la chapelle
XVIIIe siècle
Achat par la famille Dutour
milieu XIXe siècle
Transformation du parc à l'anglaise
2006
Classement Monument Historique
XXe siècle
Restauration du jardin à la française
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Le château, ainsi que sa chapelle, le pavillon du prêtre réfractaire, les communs sud et le jardin avec son système hydraulique, ses lions, sa serre, sa pergola, ses clôtures et son portail d'honneur (cad. A 790, 791, 1225, 1339, 1343) : inscription par arrêté du 20 mars 2006

Personnages clés

Blaise Roze - Négociant riomois Constructeur du pavillon initial (1595).
Amable Valeix - Marchand tanneur et consul de Riom Réaménagea le château vers 1640.
Guillaume Valeix - Avocat et président en l'élection de Riom Fils d’Amable, vendit le domaine.
Claude Dutour - Écuyer secrétaire du roi Acquéreur du château au XVIIIe siècle.
Claude-François-Marie Attiret - Architecte présumé Auteur probable de l’aile Est.
Raymond de Bar - Commandant d’armée et député Propriétaire au XIXe siècle, légataire du château.
Jacques de Saulieu - Propriétaire actuel (famille) Époux de Germaine de Bar, héritière.

Origine et histoire

Le château de Davayat, situé dans la Limagne près de Riom (Puy-de-Dôme), trouve ses origines à la fin du XVIe siècle avec la construction d’un pavillon par Blaise Roze, riche négociant riomois. Vers 1640, Amable Valeix, marchand tanneur et consul de Riom, hérite du domaine en 1658 et entreprend des réaménagements majeurs, transformant le pavillon en une gentilhommière classique. Le corps principal, allongé sur six travées et trois niveaux, intègre des éléments décoratifs comme un oculus à fronton orné de boules, typiques du style Louis XIII. Un premier jardin à la française est probablement aménagé durant cette période.

Au XVIIIe siècle, le château passe à la famille Dutour, récemment anoblie, via Claude Dutour, écuyer secrétaire du roi, dont le blason figure encore sur la façade. Les projets d’agrandissement (deux ailes en retour) restent inachevés : seule l’aile Est, attribuée à l’architecte Claude-François-Marie Attiret, est réalisée. Cette aile présente un portique dorique à cinq colonnes supportant une terrasse à balustrade, tandis qu’à l’étage, des occuli ovales rappellent les influences chinoises. Le jardin, structuré en grandes allées, est clos par un portail en ferronnerie orné d’écussons.

Au XIXe siècle, le domaine échoit par alliance à la famille de Bar, puis aux Saulieu, toujours propriétaires aujourd’hui. Raymond de Bar, commandant d’armée et député sous la IIIe République, lègue le château à sa nièce Germaine, épouse de Jacques de Saulieu. Le parc, transformé à l’anglaise au milieu du XIXe siècle, retrouve un dessin à la française au XXe grâce au paysagiste moulinois Treyve (ou Trèves). Parmi les dépendances notables figurent une chapelle désaffectée en 1707 mais restaurée en 1837, un « pavillon du prêtre réfractaire » ayant abrité un clerc durant la Révolution, ainsi qu’une serre et une pergola antique.

Classé Monument Historique en 2006, le château abrite des collections d’objets (meubles de Marie-Antoinette, éventails, figurines de Tanagra) et une bibliothèque du XVIIe siècle. Le parc de cinq hectares, orné d’un if quadricentenaire, de lions en pierre de Volvic et d’un bassin, illustre l’évolution des goûts paysagers. L’aile XVIIIe, avec sa terrasse à médaillons et sa colonnade, témoigne du faste aristocratique inachevé.

Les visites permettent de découvrir les appartements meublés, les communs (grange, orangerie, écurie) et le système hydraulique historique. Le château, symbole du patrimoine limougnon, mêle héritage bourgeois, influences architecturales éclectiques et mémoire révolutionnaire, tout en restant une propriété familiale active.

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