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Château de Davayat dans le Puy-de-Dôme

Château de Davayat

    8 Rue du Château
    63200 Davayat

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1595
Construction du pavillon initial
1640 (vers)
Réaménagement du château
1658
Acquisition par Amable Valeix
1707
Désaffectation de la chapelle
XIXe siècle
Transformation du parc
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Personnages clés

Blaise Roze - Négociant riomois Constructeur du pavillon en 1595.
Amable Valeix - Marchand tanneur Propriétaire en 1658, maison de campagne.
Claude Dutour - Écuyer secrétaire du roi Propriétaire au XVIIIe, blason visible.
Claude-François-Marie Attiret - Architecte présumé Auteur probable de l’aile est.
Raymond de Bar - Commandant d’Armée et député Propriétaire au XIXe, légataire du château.
Jacques de Saulieu - Dernier propriétaire connu Famille actuelle détentrice du domaine.

Origine et histoire

Le château de Davayat, situé à Davayat dans le Puy-de-Dôme, est une gentilhommière de style classique construite par étapes à partir de 1595. Initié par Blaise Roze, un négociant riomois, le pavillon originel fut réaménagé vers 1640 avant de passer en 1658 à Amable Valeix, marchand tanneur de Riom, qui en fit sa « maison de campagne ». Le projet initial, incluant deux ailes symétriques, ne fut jamais achevé, notamment à cause de la Révolution française qui interrompit la construction de l’aile Louis XVI.

L’architecture du corps principal, allongé sur six travées et trois niveaux, se distingue par un oculus à fronton et des lucarnes ornées de boules en pierre. L’aile est, probablement conçue par l’architecte Claude-François-Marie Attiret (1750-1823), présente un portique dorique et une terrasse à balustrade. Le blason de Claude Dutour, écuyer secrétaire du roi et propriétaire au XVIIIe siècle, figure encore sur la façade. Le château passa ensuite aux familles de Bar et de Saulieu, toujours propriétaires aujourd’hui.

Le parc, initialement aménagé à la française au XVIIe siècle, fut transformé à l’anglaise au XIXe avant de retrouver son dessin classique au XXe grâce au paysagiste Treyve. Il abrite une chapelle désaffectée en 1707, un « pavillon du prêtre réfractaire » ayant servi de cache pendant la Révolution, ainsi que des dépendances remarquables (serre, orangerie, écuries). Le château, classé Monument Historique, se visite aujourd’hui pour ses appartements meublés, ses collections (objets de Marie-Antoinette, bibliothèque du XVIIe) et son jardin centenaire.

Les intérieurs exposent des objets historiques, dont une chaise ayant appartenu à Marie-Antoinette et un coffre lié au comte Axel de Fersen. Le parc de cinq hectares, structuré par des allées de marronniers et orné de sculptures, met en valeur un if quatre fois centenaire et un bassin. Deux lions de pierre de Volvic gardent la cour d’honneur, tandis que l’aile XVIIIe offre une terrasse à colonnade du même matériau.

Le château illustre l’évolution architecturale et paysagère des résidences nobles en Auvergne, des campagnes de construction de la Renaissance aux réaménagements des XIXe et XXe siècles. Son histoire reflète aussi les bouleversements politiques, comme l’interruption des travaux pendant la Révolution ou la désaffectation de la chapelle en 1707, restaurée seulement en 1837.

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