Frise chronologique
1682
Acquisition par les La Myre
Acquisition par les La Myre
1682 (≈ 1682)
Gabriel de La Myre achète la seigneurie.
1857
Mariage et transmission
Mariage et transmission
1857 (≈ 1857)
Gabrielle de La Myre épouse Elzéar de Villeneuve-Bargemont.
fin XVIIIe siècle
Construction du château actuel
Construction du château actuel
fin XVIIIe siècle (≈ 1895)
Bâti par Lucie Philippine de Cardevac de Gouy.
1915
Hôpital militaire et Croix de Guerre
Hôpital militaire et Croix de Guerre
1915 (≈ 1915)
Réunion fondatrice pour la distinction.
1918
Pillage par les Allemands
Pillage par les Allemands
1918 (≈ 1918)
Dégâts lors de l’offensive allemande.
2e quart XIXe siècle
Construction des communs
Construction des communs
2e quart XIXe siècle (≈ 1937)
Ajout des dépendances au domaine.
7 juillet 1977
Premier classement Monument Historique
Premier classement Monument Historique
7 juillet 1977 (≈ 1977)
Protection des façades, chapelle et communs.
11 mai 2009
Extension de la protection
Extension de la protection
11 mai 2009 (≈ 2009)
Parc, système hydraulique et intérieurs inscrits.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les façades et toitures du château ; le hall d'entrée ; l'escalier avec sa rampe en fer forgé ; le grand-salon et la chambre au rez-de-chaussée avec leur décor ; la grille d'entrée ; la chapelle en totalité (cad. AB 59) : classement par arrêté du 7 juillet 1977 - Les façades et toitures des communs (cad. AB 59) : inscription par arrêté du 7 juillet 1977 - Les parties non encore protégées comprenant : les pièces du château non classées, c'est à dire tout l'intérieur du château encore non protégé : le rez-de-chaussée, le premier étage, l'étage des domestiques, les combles, le sous-sol et les galeries et salles médiévales souterraines, excepté au rez-de-chaussée, l'ancienne chambre des enfants située à l'angle nord-est transformée aujourd'hui en salle de bains, les autres pièces transformées en salle de bains ou toilette au premier étage, ainsi que l'ancienne chambre transformée aujourd'hui en cuisine au premier étage ; l'intérieur des premiers communs du château, en pierre blanche, face interne de murs et de voûtes, parfaitement exécutée ; le ferme de 1834-1837, adossée aux communs, en totalité, dont la glacière, la cour et le pigeonnier, excepté la bergerie de 1896 ; le système hydraulique d'alimentation en eau lié au domaine, partie constitutive du château ; le par cet jardin en totalité avec la partie boisée, entourée de ses murs compris également dans la protection, avec la partie en contrebas au sud (le bûcher, la serre et la petite maison d'enfants) , tous les sols liés à ces parties (cad. AB 35, 56, 57, 59 à 71, 76 ; AC 241) : inscription par arrêté du 11 mai 2009
Personnages clés
| Gabriel de La Myre - Seigneur et militaire |
Acquiert la seigneurie en 1682. |
| Lucie Philippine de Cardevac de Gouy - Commanditaire du château |
Fait construire l’édifice actuel. |
| Gabrielle Marguerite de La Myre - Héritière et épouse |
Transmet Davenescourt aux Villeneuve-Bargemont. |
| Elzéar de Villeneuve-Bargemont - Propriétaire par alliance |
Reçoit le domaine en dot. |
| Augustin de Villeneuve-Bargemont - Restaurateur du jardin |
Remet en valeur le parc post-Seconde Guerre. |
| Édouard André - Paysagiste attribué |
Conçoit le jardin à la française. |
| Roi Albert Ier de Belgique - Hôte illustre en 1915 |
Visite le château-hôpital militaire. |
| Raymond Poincaré - Président de la République |
Présent lors des discussions sur la Croix de Guerre. |
Origine et histoire
Le château de Davenescourt, situé dans le département de la Somme, a été construit à la fin du XVIIIe siècle par Lucie Philippine de Cardevac de Gouy, veuve du comte Gabriel Melchior de La Myre, en remplacement d’un ancien château détruit en 1652 lors des invasions espagnoles. Les communs, édifiés au deuxième quart du XIXe siècle, complètent l’ensemble architectural, tandis que la chapelle, antérieure de quarante ans au château, présente des hauts-reliefs sculptés.
La seigneurie de Davenescourt a appartenu à plusieurs familles nobles, dont les Hangest, les Noyelles, et les La Myre, cette dernière acquérant le domaine en 1682. En 1857, Gabrielle Marguerite de La Myre, fille de Charles La Myre, épouse Elzéar de Villeneuve-Bargemont et lui apporte la terre en dot. Le château, transformé en hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, a accueilli des personnalités comme le roi Albert Ier de Belgique, le président Raymond Poincaré, et le général Joffre. C’est ici qu’en 1915, l’idée de la Croix de Guerre fut évoquée lors d’une réunion réunissant Maurice Barrès, Ernest Cauvin et le général Boëlle.
Pendant la Grande Guerre, le château servit aussi d’état-major pour le général Robillot en 1916, avant d’être pillé et endommagé par les Allemands en 1918. Après la Seconde Guerre mondiale, le vicomte Augustin de Villeneuve-Bargemont restaura le jardin à la française, attribué au paysagiste Édouard André. Le domaine inclut également un système hydraulique d’alimentation en eau, une ferme, une glacière, et un colombier, tous partiellement protégés au titre des monuments historiques depuis 1977 et 2009.
Les protections actuelles couvrent les façades, toitures, la grille d’entrée, la cage d’escalier, le salon et une chambre du rez-de-chaussée, ainsi que la chapelle en totalité. Les communs, le parc boisé, et les dépendances comme le bûcher ou la serre sont également inscrits. Le château, construit en pierre blanche avec des soubassements voûtés, présente un style Louis XVI marqué par des avant-corps et un perron menant à un vestibule décoré de stucs néoclassiques (1805).