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Château de Davenescourt dans la Somme

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Davenescourt

    1 Place du Jeu-de-Battoir
    80500 Davenescourt
Propriété privée
Crédit photo : Ybroc - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1682
Acquisition par les La Myre
1857
Mariage et transmission
fin XVIIIe siècle
Construction du château actuel
1915
Hôpital militaire et Croix de Guerre
1918
Pillage par les Allemands
2e quart XIXe siècle
Construction des communs
7 juillet 1977
Premier classement Monument Historique
11 mai 2009
Extension de la protection
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades et toitures du château ; le hall d'entrée ; l'escalier avec sa rampe en fer forgé ; le grand-salon et la chambre au rez-de-chaussée avec leur décor ; la grille d'entrée ; la chapelle en totalité (cad. AB 59) : classement par arrêté du 7 juillet 1977 - Les façades et toitures des communs (cad. AB 59) : inscription par arrêté du 7 juillet 1977 - Les parties non encore protégées comprenant : les pièces du château non classées, c'est à dire tout l'intérieur du château encore non protégé : le rez-de-chaussée, le premier étage, l'étage des domestiques, les combles, le sous-sol et les galeries et salles médiévales souterraines, excepté au rez-de-chaussée, l'ancienne chambre des enfants située à l'angle nord-est transformée aujourd'hui en salle de bains, les autres pièces transformées en salle de bains ou toilette au premier étage, ainsi que l'ancienne chambre transformée aujourd'hui en cuisine au premier étage ; l'intérieur des premiers communs du château, en pierre blanche, face interne de murs et de voûtes, parfaitement exécutée ; le ferme de 1834-1837, adossée aux communs, en totalité, dont la glacière, la cour et le pigeonnier, excepté la bergerie de 1896 ; le système hydraulique d'alimentation en eau lié au domaine, partie constitutive du château ; le par cet jardin en totalité avec la partie boisée, entourée de ses murs compris également dans la protection, avec la partie en contrebas au sud (le bûcher, la serre et la petite maison d'enfants) , tous les sols liés à ces parties (cad. AB 35, 56, 57, 59 à 71, 76 ; AC 241) : inscription par arrêté du 11 mai 2009

Personnages clés

Gabriel de La Myre - Seigneur et militaire Acquiert la seigneurie en 1682.
Lucie Philippine de Cardevac de Gouy - Commanditaire du château Fait construire l’édifice actuel.
Gabrielle Marguerite de La Myre - Héritière et épouse Transmet Davenescourt aux Villeneuve-Bargemont.
Elzéar de Villeneuve-Bargemont - Propriétaire par alliance Reçoit le domaine en dot.
Augustin de Villeneuve-Bargemont - Restaurateur du jardin Remet en valeur le parc post-Seconde Guerre.
Édouard André - Paysagiste attribué Conçoit le jardin à la française.
Roi Albert Ier de Belgique - Hôte illustre en 1915 Visite le château-hôpital militaire.
Raymond Poincaré - Président de la République Présent lors des discussions sur la Croix de Guerre.

Origine et histoire

Le château de Davenescourt, situé dans le département de la Somme, a été construit à la fin du XVIIIe siècle par Lucie Philippine de Cardevac de Gouy, veuve du comte Gabriel Melchior de La Myre, en remplacement d’un ancien château détruit en 1652 lors des invasions espagnoles. Les communs, édifiés au deuxième quart du XIXe siècle, complètent l’ensemble architectural, tandis que la chapelle, antérieure de quarante ans au château, présente des hauts-reliefs sculptés.

La seigneurie de Davenescourt a appartenu à plusieurs familles nobles, dont les Hangest, les Noyelles, et les La Myre, cette dernière acquérant le domaine en 1682. En 1857, Gabrielle Marguerite de La Myre, fille de Charles La Myre, épouse Elzéar de Villeneuve-Bargemont et lui apporte la terre en dot. Le château, transformé en hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, a accueilli des personnalités comme le roi Albert Ier de Belgique, le président Raymond Poincaré, et le général Joffre. C’est ici qu’en 1915, l’idée de la Croix de Guerre fut évoquée lors d’une réunion réunissant Maurice Barrès, Ernest Cauvin et le général Boëlle.

Pendant la Grande Guerre, le château servit aussi d’état-major pour le général Robillot en 1916, avant d’être pillé et endommagé par les Allemands en 1918. Après la Seconde Guerre mondiale, le vicomte Augustin de Villeneuve-Bargemont restaura le jardin à la française, attribué au paysagiste Édouard André. Le domaine inclut également un système hydraulique d’alimentation en eau, une ferme, une glacière, et un colombier, tous partiellement protégés au titre des monuments historiques depuis 1977 et 2009.

Les protections actuelles couvrent les façades, toitures, la grille d’entrée, la cage d’escalier, le salon et une chambre du rez-de-chaussée, ainsi que la chapelle en totalité. Les communs, le parc boisé, et les dépendances comme le bûcher ou la serre sont également inscrits. Le château, construit en pierre blanche avec des soubassements voûtés, présente un style Louis XVI marqué par des avant-corps et un perron menant à un vestibule décoré de stucs néoclassiques (1805).

Liens externes