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Château de Dijon en Côte-d'or

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Dijon

  • Place Grangier
  • 21000 Dijon
Château de Dijon
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Château de Dijon
Château de Dijon
Crédit photo : Arnaud 25 - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune ; propriété privée ; propriété d'une société privée
21000 Dijon, Place Grangier

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1477
Mort de Charles le Téméraire
1478
Début de la construction
1483
Innovation militaire
vers 1510
Achèvement du château
1513
Siège de Dijon
XVIIIe siècle
Transformation en prison
1876
Classement initial
1887
Déclassement du monument
1891-1897
Démolition du château
25 mars 1941
Protection des vestiges
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les vestiges comprenant : la galerie souterraine qui aboutissait par ses deux extrémités à l'ancienne tour Sainte-Bénigne et à l'ancienne tour Guillaume, située sous la rue Jean-Renaud, le boulevard de Brosses, la propriété du docteur Virely et celle de Madame Veuve Brenot ; la galerie souterraine en fer à cheval dans le mur de l'ouvrage avancé dénommé boulevard Louis XII, située sous la rue Jean-Renaud et la propriété des établissements Renault : inscription par arrêté du 25 mars 1941

Personnages clés

Louis XI - Roi de France Ordonne la construction en 1478.
Louis XII - Roi de France Achève le château vers 1510.
Vauzy de Saint-Martin - Maître d’œuvre Dirige les travaux du château.
Chevalier d’Éon - Prisonnier célèbre Incarceré au XVIIIe siècle.
Mirabeau - Homme politique S’évade de la prison-château.
Charles Suisse - Architecte Défend sa restauration en 1876.

Origine et histoire du Château de Dijon

Le château royal de Dijon était un château fort du XVe siècle, construit sur ordre de Louis XI après 1477 pour affirmer le contrôle royal sur le duché de Bourgogne, récemment réintégré au royaume de France. Il fut édifié à l’emplacement de l’actuelle place Grangier, dans le centre-ville, et achevé vers 1510 sous Louis XII. Conçu comme une forteresse carrée avec quatre tours d’angle, des fossés et des embrasures pour armes à feu, il symbolisait la puissance militaire française face à l’Empire germanique.

Le château joua un rôle stratégique lors des conflits ultérieurs, comme les guerres de Religion ou la Fronde, mais fut progressivement transformé en prison d’État au XVIIIe siècle, accueillant des prisonniers célèbres comme le chevalier d’Éon ou Mirabeau. Malgré son classement partiel aux monuments historiques en 1876, il fut démoli entre 1891 et 1897 en raison de l’hostilité locale. Seuls subsistent aujourd’hui des vestiges souterrains, dont une galerie de contremine classée en 1941.

À l’origine intégré au rempart médiéval de Dijon, le château reliait la porte Guillaume (place Darcy) à la tour Poinsard Bourgeoise. Ses innovations militaires, comme les meurtrières « à la française » (1483), en firent une référence architecturale. Après la Révolution, il devint une caserne de gendarmerie avant sa destruction quasi totale. Les rares éléments conservés, comme des représentations ou des vestiges archéologiques, sont exposés au musée de Dijon.

La démolition du château au XIXe siècle refléta les tensions entre préservation patrimoniale et modernisation urbaine. L’architecte Charles Suisse, défenseur de sa restauration, échoua face à l’opposition publique, qui le considérait comme un symbole oppressif, surnommé la « Bastille bourguignonne ». Les fouilles des années 1920-1930 révélèrent des structures souterraines, aujourd’hui protégées, témoignant de son importance historique.

Le site actuel, occupé par des immeubles modernes (1986-1991), conserve une trace discrète de ce passé : les galeries souterraines, classées en 1941, rappellent l’ampleur de l’ancienne forteresse. Ces vestiges, situés sous la rue Jean-Renaud et des propriétés privées, sont les seuls témoignages matériels d’un monument qui marqua l’histoire militaire et politique de la Bourgogne.

Liens externes

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