Frise chronologique
XVIe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVIe siècle (≈ 1650)
Édification du logis et des tours cylindriques.
milieu du XVIIIe siècle
Travaux majeurs
Travaux majeurs
milieu du XVIIIe siècle (≈ 1850)
Campagne de rénovation par un nouveau propriétaire.
28 septembre 2012
Protection officielle
Protection officielle
28 septembre 2012 (≈ 2012)
Inscription aux monuments historiques par arrêté.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le logis, avec son décor intérieur, et le pigeonnier, en totalité (cad. ZM 41, 43) : inscription par arrêté du 28 septembre 2012
Personnages clés
| Information non disponible - Propriétaire du XVIIIe siècle |
Commanditaire des travaux (nom non précisé dans les sources). |
Origine et histoire
Le château de Dion, situé à Chérac en Charente-Maritime, est un édifice construit au XVIe siècle, représentatif des logis de cette période en Saintonge. Sa structure initiale reflète l’architecture civile de la Renaissance, avec des éléments défensifs comme des tours cylindriques et des échauguettes, typiques des demeures seigneuriales de l’époque. Les modifications apportées au milieu du XVIIIe siècle, sous l’impulsion d’un nouveau propriétaire, ont enrichi son décor intérieur tout en préservant son caractère d’origine.
La façade antérieure du château est encadrée par deux échauguettes, tandis que ses baies sont ornées de persiennes ajoutées tardivement. À l’intérieur, des cheminées et des lambris des XVIIe et XVIIIe siècles témoignent des évolutions stylistiques successives. Le domaine comprend également une fuie (pigeonnier) en pierre de taille, équipée d’une charpente et d’une échelle tournante conservées, ainsi qu’un jardin à l’anglaise aménagé en remplacement de l’ancienne basse-cour. Ces éléments illustrent l’adaptation des logis seigneuriaux aux goûts et besoins des époques postérieures.
Inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 28 septembre 2012, le château de Dion se distingue par son décor intérieur bien conservé et son architecture hybride, mêlant héritage médiéval et influences classiques. Le site, avec son pigeonnier et ses espaces extérieurs, offre un exemple remarquable des résidences aristocratiques de la région, marquées par des campagnes de travaux successives. Son histoire reflète aussi les changements de propriété fréquents, caractéristiques des biens fonciers en Saintonge après le XVIIe siècle.
Les sources disponibles, incluant les références de Marc-Valère Beurcq et Frédéric Chasseboeuf, soulignent son importance patrimoniale locale. Le château incarne ainsi à la fois un témoignage architectural des XVIe et XVIIe siècles et une illustration des transformations sociales et esthétiques des siècles suivants, notamment avec l’ajout du jardin à l’anglaise, symbole d’ouverture aux influences britanniques au XVIIIe siècle.