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Château de Dissay dans la Vienne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Renaissance

Château de Dissay

  • 70 Place Pierre d'Amboise
  • 86130 Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Château de Dissay
Crédit photo : De chaumont - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
86130 Dissay, 70 Place Pierre d'Amboise

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1434
Autorisation royale
1569
Prise par Coligny
fin XVe siècle
Construction initiale
1793
Fin de la résidence épiscopale
1850-1905
Restauration majeure
1989
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les jardins (cad. AX 115) : inscription par arrêté du 21 août 1967 - Le château et ses communs (écuries) ; les douves avec leurs ponts (cad. AX 2, 3) : classement par arrêté du 9 mai 1989

Personnages clés

Pierre d'Amboise - Évêque de Poitiers et constructeur Commanditaire du château à la fin du XVe.
Hugues de Combarel - Évêque de Poitiers Obtint l'autorisation royale en 1434.
Gaspard de Coligny - Amiral de France Prit le château d'assaut en 1569.
Comte Fruchard - Propriétaire-restaurateur (XIXe) Rénova le château après 1850.
Jean-Marie-Louis Ardion - Architecte (début XXe) Reconstruit la partie centrale vers 1900.
Jean-Claude de La Poype de Vertrieu - Évêque de Poitiers (XVIIIe) Fréquentait régulièrement le château.

Origine et histoire du Château de Dissay

Le château de Dissay, situé dans le département de la Vienne, fut construit à la fin du XVe siècle par Pierre d'Amboise, évêque de Poitiers et frère du cardinal d'Amboise, ministre de Louis XII. Il remplaça un édifice plus ancien, autorisé dès 1434 par Charles VII pour Hugues de Combarel, alors évêque. Ce château servit de résidence épiscopale jusqu'en 1793, marquant ainsi plusieurs siècles d'histoire religieuse et politique locale. Les traces de balles visibles sur la tour nord témoignent encore de son rôle lors des guerres de Religion, notamment lors de sa prise par l'amiral de Coligny en 1569.

Après la Révolution, le château changea de mains et fut profondément remanié au XIXe siècle. Le comte Fruchard, nouveau propriétaire après 1850, entreprit une restauration ambitieuse, réutilisant des éléments architecturaux de l'ancienne collégiale, comme les vitraux et les volets. Entre 1900 et 1905, l'architecte Ardion reconstruisit la partie centrale et replaça des éléments emblématiques, tels que la statue de Saint-Michel et l'écusson des d'Amboise. Ces travaux ont préservé son caractère gothique tardif et renaissant, tout en intégrant des ajouts des XVIIIe, XIXe et XXe siècles.

Le château se distingue par son plan rectangulaire ceint de douves, ses quatre tours d'angle (dont deux intactes), et ses dépendances de style « œil-de-bœuf » avec toitures à la Mansart. À l'intérieur, l'oratoire de Pierre d'Amboise, décoré de fresques du XVe siècle illustrant la fontaine de miséricorde, et les cheminées de pierre du donjon rappellent son passé médiéval. Les jardins, attribués à l'influence de Le Nôtre, présentent des allées géométriques, un canal, et un pavillon Louis XV ayant servi de salon de musique.

Classé monument historique en 1989 pour son château et ses communs (les jardins l'étant depuis 1967), Dissay illustre l'évolution architecturale d'une résidence épiscopale en château privé. Ses éléments défensifs initiaux, comme les fossés et les tours-prisons, coexistent avec des ajouts plus récents, reflétant les goûts esthétiques successifs, du gothique flamboyant au classicisme du XVIIIe siècle.

Parmi les anecdotes marquantes, l'emprisonnement de l'abbé de Saint-Cyran dans les tours du château, ou la destruction de la collégiale pendant la Révolution, soulignent son importance historique. Les vitraux du XVe siècle, aujourd'hui remontés dans la galerie du XVIIIe siècle, témoignent de la richesse artistique de l'édifice, tout comme les peintures murales de l'ancienne chapelle, datant de 1450 et représentant le roi David.

Liens externes

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