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Château de Fabrègues à Aurillac dans le Cantal

Château de Fabrègues

  • 1 Fabrègues
  • 15000 Aurillac
Château de Fabrègues
Château de Fabrègues
Château de Fabrègues
Château de Fabrègues
Crédit photo : Père Igor - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
1 Fabregues 15000 Aurillac

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
900
1000
1600
1700
1800
1900
2000
920
Première mention écrite
XVIe siècle
Période calviniste
1802
Découverte archéologique
1898–1899
Reconstruction néoclassique
5 mars 1992
Inscription MH
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Jardins ; château, y compris le porche et les pièces suivantes avec leur décor : escalier, grande antichambre, salle à manger, salon des Quatre Saisons, salon Louis XV, salon Empire, bibliothèque (aile Sud) , chambre 18s aux lambris peints, chapelle (aile Nord) (cad. A 55, 190 (a et b) ) : inscription par arrêté du 5 mars 1992

Personnages clés

Géraud d'Aurillac - Seigneur et bienfaiteur Lègue Fabrègues à l’abbaye en 920
Antoine de Pouzols - Chef calviniste Condamné pour pillages en 1571
François de Sarret - Premier consul d’Aurillac Propriétaire au XVIIe siècle
Félix Esquirou de Parieu - Ministre et commanditaire Reconstruit le château en 1898
C. Viée - Architecte Auteur des plans néoclassiques

Origine et histoire

Le château de Fabrègues, situé à Aurillac dans le Cantal, trouve ses origines au Xe siècle, mentionné dans le testament de Géraud d'Aurillac en 920. À l’origine, il comprenait une tour médiévale (XIVe–XVe siècle) et un corps de logis du XVIIe–XVIIIe siècle. Le site fut un repaire protestant au XVIe siècle, théâtre de violentes répressions après l’abjuration collective de ses occupants, dont la famille de Pouzols, impliquée dans des pillages calvinistes comme celui du château de Conros.

Au XVIIe siècle, le château passe aux mains de la famille Sarred, notamment François de Sarret (1671–1758), premier consul d’Aurillac, dont le fils Joseph fut fait comte de Sarret de Fabrègues en 1768. L’édifice, partiellement médiéval, fut entièrement reconstruit en 1898–1899 par l’architecte C. Viée pour Félix Esquirou de Parieu, ministre et vice-président du Conseil d’État. Ce dernier y intégra un porche monumental à coupole, des salons richement décorés (Louis XV, Empire), et une chapelle, le tout inscrit aux Monuments Historiques en 1992.

Les jardins et le château conservent des éléments remarquables comme un bassin orné d’une sculpture en fonte (tête de dauphin) et des vitraux signés Pompey. Le domaine, transmis par mariage à la famille Picot de Moras d’Aligny en 1906, illustre l’évolution architecturale du site, des vestiges antiques (colombarium romain découvert en 1802) à sa reconstruction néoclassique, symbolisant le faste de la bourgeoisie du XIXe siècle.

Liens externes

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