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Château de Fals dans le Lot-et-Garonne

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Fals

    D204E47220 Fals
Propriété privée
Crédit photo : ww2censor - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
XIIe–XIIIe siècle
Origines médiévales
1553–1555
Alliances des Esparbès-Comère
1667
Silvestre d’Esparbès au parlement
1727
Reconstruction par Étienne de Bazon
23 avril 1953
Protection monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les façades, les toitures et la décoration du 18s du salon et de la salle à manger (cad. C 482) : inscription par arrêté du 23 avril 1953

Personnages clés

Jean de Comère - Seigneur de Fals et de Pis Époux de Domengue d’Esparbès en 1555.
Domengue d’Esparbès - Dame de Pis Héritière universelle par testament (1555).
Béraud d’Esparbès - Seigneur et héritier Marié à Françoise de Comère en 1553.
Silvestre d’Esparbès de Lussan - Baron de Lamotte-Bardigues Conseiller au parlement de Toulouse (1667).
Étienne de Bazon - Reconstructeur du château Transforme le site après 1727.

Origine et histoire du Château de Fals

Le château de Fals, situé dans le village éponyme en Nouvelle-Aquitaine, trouve ses origines au XIIIe siècle, bien que ses parties les plus anciennes puissent remonter au XIIe siècle. Les substructions médiévales, encore visibles dans le sous-sol de l’aile droite, témoignent de cette période ancienne. Le site fut longtemps lié à la famille d’Esparbès, qui en détint la seigneurie jusqu’au XVIIIe siècle. Des alliances matrimoniales, comme celle de Jean de Comère avec Domengue d’Esparbès en 1555, ou le mariage de Béraud d’Esparbès avec Françoise de Comère en 1553, consolidèrent cette domination seigneuriale. La famille compta des figures notables, dont Silvestre d’Esparbès de Lussan, baron de Lamotte-Bardigues et conseiller au parlement de Toulouse en 1667.

Au début du XVIIIe siècle, le château fut acquis par Étienne de Bazon, qui entreprit sa reconstruction après 1727, transformant l’édifice médiéval en une résidence classique. Les façades, toitures et décors intérieurs du XVIIIe siècle (salon et salle à manger) furent protégés au titre des monuments historiques en 1953. L’architecture actuelle, marquée par de grandes fenêtres et un escalier monumental à volées droites, reflète cette rénovation. Un vitrail néo-Renaissance, orné du blason des Bazon, rappelle leur héritage.

Le château conserve des éléments défensifs médiévaux, comme une « salle à tour » adossée à une tour carrée, tandis que son parc s’étend à l’ouest, dominant la vallée du Gers. Toujours propriété des descendants d’Étienne de Bazon, il reste fermé au public, sauf exceptions. Son histoire illustre ainsi la transition entre un château fort médiéval et une demeure seigneuriale des Lumières, ancrée dans le paysage de Lot-et-Garonne.

Liens externes

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