Frise chronologique
1444
Acquisition par les Barton
Acquisition par les Barton
1444 (≈ 1444)
Mariage de Perrette Le Fèvre et Pierre Barton.
1650
Rachat par Plessis-Bellière
Rachat par Plessis-Bellière
1650 (≈ 1650)
Jacques de Rougé devient marquis de Faÿ.
1652
Érection en marquisat
Érection en marquisat
1652 (≈ 1652)
Louis XIV anoblit la seigneurie pour Plessis-Bellière.
1795
Vente comme bien national
Vente comme bien national
1795 (≈ 1795)
Confisqué pendant la Révolution française.
1991
Classement monument historique
Classement monument historique
1991 (≈ 1991)
Inscription des douves et terre-plein central.
2014
Mise en vente
Mise en vente
2014 (≈ 2014)
Proposé à la vente sur un site immobilier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Terre-plein central (à l'exclusion du bâtiment principal) ; douves ; ponts ; pigeonnier (cad. C 198) : inscription par arrêté du 29 janvier 1991
Personnages clés
| Jacques de Rougé du Plessis-Bellière - Marquis de Faÿ (1650-1654) |
Proche de Louis XIV et Nicolas Fouquet. |
| Marquise du Plessis-Bellière - Propriétaire et amie de Fouquet |
Embellit le château au XVIIe siècle. |
| Pierre Barton - Seigneur de Faÿ (XVe siècle) |
Agrandit le domaine par acquisitions. |
| Michel de L’Hospital - Chancelier de France |
Ancien propriétaire via sa veuve (1573). |
| Innocente Catherine de Rougé - Duchesse d’Elbeuf (XVIIIe siècle) |
Fait apposer des bornes aux armes de Lorraine. |
| François Richard-Lenoir - Industriel acquéreur (1805) |
Rachète le château après la Révolution. |
Origine et histoire
Le château de Faÿ-lès-Nemours, situé en Seine-et-Marne, trouve ses origines au Moyen Âge avec des mentions de seigneurs locaux comme Foulques de Faÿ (1085-1090) et la famille Barton, qui en fit acquisition en 1444 par le mariage de Perrette Le Fèvre avec Pierre Barton. Le domaine, transmis et agrandi par les Barton jusqu’au XVIe siècle, passa ensuite aux mains de figures influentes comme Michel de L’Hospital, chancelier de France, dont la veuve en devint propriétaire en 1573.
Au XVIIe siècle, le château fut profondément remanié et élevé au rang de marquisat en 1652 par Louis XIV pour Jacques de Rougé du Plessis-Bellière, proche de Nicolas Fouquet. La marquise du Plessis-Bellière, amie intime de Fouquet, contribua à son embellissement, s’inspirant du style de Vaux-le-Vicomte. Après la mort du marquis en 1654, le domaine resta dans la famille Rougé jusqu’à la Révolution, malgré des ventes successives et des transformations architecturales, comme la destruction du corps principal après 1789.
La Révolution marqua un tournant : confisqué comme bien national en 1795, le château changea plusieurs fois de mains au XIXe siècle, passant des industriels comme François Richard-Lenoir à la famille Ratier (1810-1882). Au XXe siècle, occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, il fut finalement racheté par le ministère de la Justice avant d’être inscrit aux monuments historiques en 1991. Aujourd’hui, il ne subsiste qu’un tiers des constructions originales, dont une aile nord et une tour d’angle, dans un parc partiellement morcelé.
L’histoire du château est aussi marquée par des figures comme Étienne Barton (mort en 1506), dont la pierre tombale est conservée dans l’église locale, ou Innocente Catherine de Rougé, duchesse d’Elbeuf, qui y fit apposer des bornes aux armes de Lorraine. Son architecture, décrit comme « basti à l’Antique » en 1630, mêlait fossés, tours carrées et cours intérieures, reflétant son évolution entre forteresse médiévale et résidence aristocratique.
Les archives révèlent des détails sur son parc du XVIIIe siècle, aujourd’hui disparu, et ses dépendances comme le colombier, vendu comme bien national. Malgré les destructions, le site conserve des traces de son passé prestigieux, lié à l’histoire politique et sociale de l’Île-de-France, des guerres de Religion à la Révolution.