Château de Fitou dans l'Aude

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Fitou

  • 41 Rue du Château
  • 11510 Fitou
Château de Fitou
Château de Fitou
Château de Fitou
Château de Fitou
Château de Fitou
Château de Fitou
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Château de Fitou
Château de Fitou
Château de Fitou
Château de Fitou
Château de Fitou
Crédit photo : ArnoLagrange - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Haut Moyen Âge
Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1000
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
990
Testament d'Adélaïde
1271
Première mention du castrum
1495
Conflit contre les Espagnols
1503
Prise par le duc d'Albe
1622
Prise par les religionnaires
1789
Fin de la seigneurie
1843
Pillage et incendie
1942
Inscription des abords
1948
Inscription monument historique
1972
Restauration approximative
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (ruines) (cad. C 181) : inscription par arrêté du 14 avril 1948

Personnages clés

Adélaïde de Narbonne Vicomtesse ayant légué la villa de Fitou à Ermengaud de Narbonne.
Ermengaud de Narbonne Seigneur de Treilles et de Casouls, légataire de la villa de Fitou.
Guillaume de Narbonne Seigneur ayant installé des garnisons au château en 1495.
Duc d'Albe Prend et incendie le château en 1503.
Duc de Rohan Mène les troupes religionnaires prenant Fitou en 1622.
Cardinal de Richelieu Sa déclaration de guerre entraîne des conflits à Fitou.
Famille d'Aragon Dernière seigneurie du château jusqu'à la Révolution.
Monsieur et Madame Gaillot Antiquaires ayant entrepris une restauration du château à partir de 1972.

Origine et histoire du Château de Fitou

Le site des ruines du château, situé sur la commune de Fitou dans l'Aude, occupe environ 1 000 m2 sur un promontoire dominant le village, les étangs de Leucate et la mer. La date de sa construction est inconnue ; une villa romaine pourrait l'avoir précédé. Par son testament daté de 990, la vicomtesse Adélaïde de Narbonne lègue la villa de Fitou à Ermengaud de Narbonne ; à partir de lui, les titulaires portent les titres de seigneurs de Treilles et de Casouls. Le lieu est désigné comme castrum dès 1271. Le château et son territoire, qui s'étendaient sur plus de trois mille hectares jusqu'à la frontière de Salses, ont été maintes fois exposés aux aléas de la guerre : siégés, incendiés et reconstruits à plusieurs reprises, ils ont connu de nombreux seigneurs successifs. Guillaume de Narbonne y installe des garnisons en 1495 lors d'un conflit contre les Espagnols ; en 1503 le duc d'Albe s'empare de Fitou et y met le feu. Les troupes dites religionnaires du duc de Rohan prennent Fitou en 1622. Après la défaite des Cathares et la chute du château de Montségur, le seigneur de Niort, ancien hérétique converti, s'établit au château. Un épisode de guerre mentionne que la déclaration de guerre du cardinal de Richelieu à l'Espagne entraîne ensuite une avance des forces espagnoles sur Fitou, qui capitule rapidement face aux assauts. La famille d'Aragon fut la dernière seigneurie jusqu'à la Révolution de 1789. Le château a été pillé et incendié en 1843, puis longtemps utilisé comme carrière de pierre après un procès-verbal de destruction émanant de la préfecture ; les ruines ont été vendues à un particulier lorsque la commune n'a pas pu entreprendre leur restauration. Monsieur et Madame Gaillot, antiquaires à Paris, entreprennent à partir de 1972 une restauration dont le résultat reste approximatif ; l'édifice a ensuite servi de discothèque puis de musée avant d'être revendu en 2015 et de ne plus être ouvert au public. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1948 et ses abords sont inscrits au titre des sites naturels depuis 1942. Malgré son état de ruine, le château présente un intérêt particulier car il n'a subi aucune retouche notable ; ses défenses extérieures sont cependant à peu près arasées. Le plan du château correspondait à un quadrilatère dont subsistent deux côtés ; ce rectangle enfermait une grande salle unique, voûtée en berceau selon le grand axe et percée d'une série d'archères courtes couvertes de dalles, correspondant à deux assises à l'extérieur et à trois à l'intérieur. Les murs, appareillés sommairement en calcaire bleu local, comportent des chaînes d'angle plus soignées en calcaire blanc. À l'angle nord‑ouest s'élève une tour ronde reposant sur une arase de tuileaux ; vers le sud se trouvent deux casemates voûtées parallèles, d'axe perpendiculaire à celui de la salle, accessibles seulement par des trous d'éboulement de leur voûte. Il ne reste rien des bâtiments qui s'élevaient au-dessus de ces ouvrages.

Liens externes