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Château de Flamarens dans le Gers

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort gascon

Château de Flamarens

  • Le Bourg 
  • 32340 Flamarens
Château de Flamarens
Château de Flamarens
Château de Flamarens
Château de Flamarens
Château de Flamarens
Château de Flamarens
Château de Flamarens
Château de Flamarens
Crédit photo : MOSSOT - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
21 Le Village 32340 Flamarens

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1900
2000
1289
Premier castrum mentionné
1466
Début des travaux par Jean de Grossolles
1469
Bail à besogne avec Jean de Cazanove
1535
Agrandissement par Bernard de Grossolles
1943
Incendie dévastateur
1965
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château (cad. B 255, 276, 277) : classement par arrêté du 9 mars 1965

Personnages clés

Jean de Grossolles - Seigneur et commanditaire Initiateur de la reconstruction en 1466.
Jean de Cazanove - Maçon limousin Artisan du corps de logis (1469).
Georges Dauzière - Maçon limousin Responsable des travaux de 1535.
Herrard de Grossoles - Évêque de Condom Agrandi l'église en 1545.
Renaud de Grossoles - Sénéchal et chevalier Figure politique sous Henri III.
M. Coustaing - Propriétaire sauveur (1963) Première restauration moderne.

Origine et histoire du Château de Flamarens

Le château de Flamarens, situé dans le Gers en région Occitanie, trouve ses origines au XIIIe siècle avec un castrum mentionné dès 1289. Ce site stratégique en Lomagne, ancienne vicomté de Gascogne, fut transformé en une forteresse résidentielle par les seigneurs locaux, notamment les familles Durfort et Grossoles. Le monument illustre la transition entre l'architecture défensive médiévale et les résidences aristocratiques de la Renaissance gasconne.

En 1466, Jean de Grossolles entreprend la construction d'un nouveau château sur les fondations du castrum, confiant les travaux au maçon limousin Jean de Cazanove. Le bail à besogne de 1469 détaille un paiement en nature (blé, vin, bétail) pour ériger un corps de logis et un donjon. En 1535, son fils Bernard agrandit l'édifice avec une tour massive de 12 mètres de diamètre, sous la direction de Georges Dauzière, autre artisan limousin. Ces transformations reflètent l'ascension sociale des Grossoles, famille influente de Guyenne.

Le XVIe siècle marque l'apogée du château, décrit en gascon comme « bèt dehore, bèt deguèns » (beau dehors comme dedans). La lignée des Grossoles, liée aux Bourbons par alliance en 1609, y réside jusqu'en 1878. Parmi ses membres notables, Herrard de Grossoles (évêque de Condom) achève l'église voisine en 1545, tandis que Renaud de Grossoles, sénéchal et chevalier du Roi, incarne leur pouvoir politique. La famille s'éteint sans héritier, entraînant la vente du château en 1882.

Au XXe siècle, le monument subit des dégradations majeures : abandonné dans les années 1920, partiellement détruit par un incendie en 1943, puis démantelé (cheminées, parquets vendus). Sauvé en 1963 par M. Coustaing, qui restaure une partie des toitures, il est racheté en 1983 par la famille Gadel. Aujourd'hui classé Monument Historique, il témoigne des techniques de construction médiévales et Renaissance, mêlant mâchicoulis, tours rondes et fenêtres transformées au XVIIIe siècle.

L'édifice combine des éléments défensifs (créneaux, chemin de ronde) et résidentiels (escalier à vis, salles voûtées). Son histoire reflète les mutations architecturales et sociales de la Gascogne, des vicomtes de Lomagne aux familles nobles comme les Galard-Magnas. La restauration récente vise à préserver ce patrimoine, symbole d'un âge d'or où Flamarens était un centre de pouvoir en Lomagne.

Le château s'inscrit dans un paysage rural marqué par l'agriculture céréalière (blé, maïs) et l'élevage, activités traditionnelles de la Lomagne. Son abandon au XIXe siècle illustre le déclin des résidences seigneuriales après la Révolution, tandis que sa sauvegarde actuelle souligne l'attachement local à ce patrimoine gascon, lié à des figures comme le poète Jasmin ou l'écrivain Pierre Benoit.

Liens externes

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