Frise chronologique
1803
Construction de l'orangerie
Construction de l'orangerie
1803 (≈ 1803)
Style néo-classique avec initiales LB.
1862
Construction du château
Construction du château
1862 (≈ 1862)
Par Édouard Corroyer, style néo-Renaissance.
1867
Achèvement du château
Achèvement du château
1867 (≈ 1867)
Conçu par Corroyer, élève de Viollet-le-Duc.
fin du XVIIIe siècle
Construction de la ferme
Construction de la ferme
fin du XVIIIe siècle (≈ 1895)
« Maison carrée » et premiers bâtiments agricoles.
2013
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
2013 (≈ 2013)
Protection du château et de son domaine.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, ainsi que son domaine y compris les murs de clôture, la maison du gardien (façades et toitures), le portail d'entrée, les éléments maçonnés d'origine du parc, le pont métallique et le bâtiment d'exploitation agricole (façades et toitures), le lavoir, les écuries et la sellerie en totalité, la serre en totalité et le pavillon de l'orangerie en totalité, le système d'irrigation ainsi que les parcelles d'assiette du domaine (cad. BC 12 à 18, 33, lieudit Fleyriat) : inscription par arrêté du 15 mars 2013
Personnages clés
| Édouard Corroyer - Architecte |
Concepteur du château et du parc. |
| Loubat de Bohan - Ancien propriétaire |
Baron, famille à l'origine du domaine. |
| Viollet-le-Duc - Mentor de Corroyer |
Influence architecturale sur le château. |
| Derussy - Paysagiste |
Créateur du parc à l'anglaise. |
Origine et histoire
Le château de Fleyriat, situé à Viriat dans le département de l'Ain, se compose de deux parties distinctes : une ferme agricole datant de la fin du XVIIIe siècle et un château de style néo-Renaissance construit en 1867. La ferme, la plus ancienne, inclut des bâtiments comme la « maison carrée », l’orangerie (1803), des écuries, et un lavoir, tous organisés autour d’un axe central marqué par un portail dit « chinois ». Ces constructions, en moellons et briques, reflètent une architecture locale inspirée des XVIe et XVIIe siècles, avec des éléments comme des pilastres et des arcs en plein cintre.
Le parc, conçu par l’architecte Édouard Corroyer et le paysagiste Derussy, s’inspire des jardins pittoresques du XIXe siècle, avec des allées en pétales, une île accessible par une passerelle, et une végétation variée. Corroyer, élève de Viollet-le-Duc, a également dessiné le château, un rectangle simple flanqué de tourelles, avec une façade ordonnancée par des pilastres et des jeux de toiture. À l’intérieur, un couloir central dessert les pièces, et un escalier monumental mène à l’étage. Le domaine, inscrit aux monuments historiques depuis 2013, est partiellement accessible au public lors de visites guidées estivales et pendant les Journées du Patrimoine.
L’histoire du domaine remonte à 1747, avec un développement agricole progressif jusqu’au début du XIXe siècle. En 1862, un descendant du baron Loubat de Bohan, propriétaire des lieux, fait construire le château actuel par Corroyer. Ce dernier a conçu jusqu’aux détails intérieurs, intégrant des références architecturales classiques et néo-Renaissance. Le site conserve des traces de son passé agricole, comme les écuries avec leur mobilier d’origine, une sellerie, et un système d’irrigation historique. Les initiales « LB » (Loubat de Bohan) figurent encore sur le fronton de l’orangerie, rappelant l’héritage des anciens propriétaires.
Les matériaux utilisés, tels que les moellons, le silex, la pierre de Montmerle, et la brique, sont typiques de la région. Les bâtiments agricoles, couverts de vignes en espalier, illustrent une exploitation mixte, entre culture et élevage. Le domaine, avec ses murs de clôture, son portail d’entrée, et ses éléments maçonnés d’origine, forme un ensemble cohérent, protégé en totalité depuis 2013. Aujourd’hui, il témoigne à la fois de l’évolution architecturale des XVIIIe et XIXe siècles et de l’adaptation des espaces ruraux aux goûts aristocratiques de l’époque.