Frise chronologique
vers 1380
Construction du donjon
Construction du donjon
vers 1380 (≈ 1380)
Tour rectangulaire à deux niveaux voûtés.
fin XVe - début XVIe siècle
Bâtiment est Renaissance
Bâtiment est Renaissance
fin XVe - début XVIe siècle (≈ 1625)
Pièces voûtées et cheminées monumentales.
2004
Inscription monument historique
Inscription monument historique
2004 (≈ 2004)
Protection initiale du château et enceinte.
début XXe siècle
Ajout des écuries néo-gothiques
Ajout des écuries néo-gothiques
début XXe siècle (≈ 2004)
Extensions au nord du château.
2014
Étude archéologique de Vianney Muller
Étude archéologique de Vianney Muller
2014 (≈ 2014)
Analyse du bâti et datation précise.
1er septembre 2015
Classement du donjon
Classement du donjon
1er septembre 2015 (≈ 2015)
Protection totale de la tour seigneuriale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le château en totalité, y compris l'enceinte du bourg (cad. C 15, 17, 21 à 25, 85, 87, 1100, 1101, 1110) : inscription par arrêté du 26 mai 2004 ; Le château ou donjon, en totalité, tel qu'il est délimité par un liseré rouge sur le plan annexé à l'arrêté, situé 3 rue du Château, sur la parcelle n° 1101, figurant au cadastre section C : classement par arrêté du 1er septembre 2015
Personnages clés
| Vianney Muller - Archéologue (Université de Lorraine) |
Auteur de l’étude sur la tour (2014). |
Origine et histoire
Le château de Fondremand, situé dans le département de la Haute-Saône en Bourgogne-Franche-Comté, est un ensemble architectural dont les origines remontent au XIIe siècle. Il se compose principalement d’une tour-donjon de plan rectangulaire, construite vers 1380, et d’un bâtiment est datant de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle. Ce dernier conserve des pièces voûtées sur croisée d’ogives et des cheminées monumentales, caractéristiques de l’architecture résidentielle de la noblesse à cette époque. Le donjon, de dimensions imposantes (21 m x 14 m), présente des particularités constructives comme des voûtes en berceau, des escaliers intrapariétaux et des cheminées adossées aux murs extérieurs, reflétant des influences stylistiques anciennes persistant à la fin du Moyen Âge.
Une étude archéologique menée par Vianney Muller en 2014, soutenue par l’Université de Lorraine et la DRAC Franche-Comté, a permis d’identifier cinq phases d’évolution du donjon. La tour, initialement perçue comme datant du XIIe siècle en raison de ses archaïsmes, a été construite dans le contexte des tours-résidences de la seconde moitié du XIVe siècle. Les réaménagements ultérieurs, notamment aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles (avec l’ajout d’écuries néo-gothiques), témoignent de son adaptation continue. Le site, l’un des plus anciens castraux de Haute-Saône avec Beaujeu et Oricourt, a été classé monument historique en 2015, succédant à une inscription en 2004.
Le château inclut également le Château-Gaillard, un logis du XVIe siècle relié au donjon par un quinconce de tilleuls planté au XIXe siècle, vestige d’un ancien jardin potager. Ce lien paysager illustre les transformations des espaces seigneuriaux en périodes moderne et contemporaine. La tour, utilisée comme résidence jusqu’au XVIe siècle, offre un exemple rare de conservation homogène, avec des intérieurs préservés et des vestiges cohérents. Son étude archéologique a mis en lumière des pratiques constructives de la noblesse intermédiaire de la fin du Moyen Âge, tout en soulignant les limites des sources écrites pour dater précisément les édifices.
Les éléments protégés incluent le donjon en totalité, ainsi que l’enceinte du bourg, reflétant l’importance stratégique et symbolique du site. Le classement de 2015 couvre spécifiquement la tour (parcelle cadastrale C 1101), tandis que l’inscription de 2004 concernait l’ensemble du château. Les recherches récentes, comme celles de Vianney Muller, ont permis de clarifier l’histoire du donjon, distinguant la tour actuelle (XIVe siècle) d’un éventuel bâtiment antérieur mentionné dans les archives dès la fin du XIIIe siècle, mais aujourd’hui disparu. Ces travaux ont aussi révélé des singularités architecturales, telles que l’absence de murs de refend pour supporter les cheminées, confirmant la complexité des transitions stylistiques à cette époque.
Le château de Fondremand se situe au 3 rue du Château, dans la commune éponyme (code INSEE 70239), près de Vesoul. Bien que partiellement réaménagé aux XVIIIe et XIXe siècles, il conserve une structure médiévale et Renaissance remarquable, complétée par des ajouts du XXe siècle comme les écuries. Son intérêt patrimonial réside autant dans son architecture que dans son rôle de témoin des modes de vie et des techniques de construction de la noblesse régionale entre le Moyen Âge et l’époque moderne. Les sources disponibles (Wikipedia, Monumentum, base Mérimée) et les études universitaires en font un site clé pour comprendre l’évolution des châteaux en Franche-Comté.