Origine et histoire du Château de Fontaine-Etoupefour
Le château de Fontaine-Étoupefour, aussi appelé château de Fontaine, est une demeure partiellement en ruine située dans la commune de Fontaine-Étoupefour, dans le département du Calvados, en Normandie. Construit vers 1470 par François de Vaux, chambellan de trois rois de France, il témoigne d’une architecture médiévale tardive. Le site inclut un châtelet d’entrée du XVe siècle, restauré en 1950, ainsi que des vestiges de bâtiments du XVIIe siècle, reflétant les transformations successives du domaine.
Le corps de logis Renaissance, érigé en 1583 par Jean Le Valois d'Escoville — petit-fils du constructeur de l’hôtel d’Escoville à Caen —, tomba en ruine à la fin du XIXe siècle après un incendie sous le Second Empire. Le château conserve également des éléments hydrauliques remarquables, comme des douves, un système hydraulique et un lavoir, protégés depuis 1995. En 1998, le domaine appartenait au comte Henry du Laz, perpétuant son ancrage dans l’histoire locale.
Classé partiellement dès 1911 pour ses restes médiévaux, le château voit son ensemble (île, vestiges, douves, communs du XVIIIe siècle) inscrit en 1995. Ces protections soulignent son importance patrimoniale, mêlant héritage défensif, résidentiel et architectural. Les communs du XVIIIe siècle, encore debout, rappellent l’évolution du site vers une fonction plus agricole ou domestique, typique des grandes demeures normandes.
La poterne du XVe siècle et le logis de 1583, bien que partiellement détruits, offrent un aperçu des techniques constructives de leur époque. Le château illustre ainsi les transitions entre Moyen Âge tardif et Renaissance, tout en portant les traces des bouleversements ultérieurs, comme l’incendie du Second Empire. Son état actuel, entre ruine et conservation, en fait un témoignage poignant de l’histoire normande.
Localisé au sud-est de Fontaine-Étoupefour, dans le hameau de Fontaine, le château s’inscrit dans un paysage marqué par son système hydraulique, caractéristique des fortifications médiévales adaptées à leur environnement. Les douves et leur mur, encore visibles, rappellent son rôle défensif initial, tandis que l’île centrale abrite les derniers vestiges du logis et de ses dépendances. Ce site, à la fois militaire et seigneurial, reflète les enjeux de pouvoir et de prestige de ses constructeurs.