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Château de Fontaine-la-Soret à Fontaine-la-Soret dans l'Eure

Patrimoine classé
Patrimoine défensif
Demeure seigneuriale
Château de plaisance
Eure

Château de Fontaine-la-Soret

    1 Rue des Étangs
    27550 Nassandres sur Risle
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
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Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
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Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
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Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Château de Fontaine-la-Soret
Crédit photo : Schneiderant - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1764-1769
Construction du château
1764-1772
Aménagement du parc
17 janvier 1798
Décès d'Alexandre d'Augny
1858
Vente aux d'Eprémesnil
années 1960
Rénovation par Russell Page
24 novembre 1986
Inscription aux Monuments historiques
2014
Label *Jardin remarquable*
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château, avec la cour d'honneur (sol et murs de clôture) et la terrasse à l'est avec les murs de soutènement et les escaliers d'accès ainsi que les pièces suivantes avec leur décor : au rez-de-chaussée, chapelle, salon sud-est dit salon blanc, galerie est, salon nord-est dit salon de la Tapisserie, et au premier étage : antichambre ouest de l'aile sud ; façades et toitures des écuries et remises et du manège (y compris sa charpente) ; ancienne porte principale d'accès, y compris les façades et toitures du logement contigü (à l'exception d'une adjonction moderne) avec les murs de soutènement de l'ancienne allée d'accès principale ; les deux portails secondaires et l'ensemble des murs de clôture du parc (cad. AC 42 à 44) : inscription par arrêté du 24 novembre 1986 - Parc du château, y compris l'ancien presbytère et la maison (cad. AC 71, 43, 62, 41, 44) : inscription par arrêté du 8 novembre 1995

Personnages clés

Alexandre Estienne d'Augny - Fermier général et commanditaire Fait construire le château (1764-1769).
Russell Page - Paysagiste (XXᵉ siècle) Redessine les terrasses et jardins.
Louis Benech - Paysagiste contemporain Achève les aménagements dans les années 1980.
Victor Crombez - Paysagiste (XIXᵉ siècle) Crée le jardin romantique et l’étang.
Comte et comtesse d'Eprémesnil - Propriétaires (1858-1869) Vendent le domaine à Louis de Clercq.

Origine et histoire

Le château de Fontaine-la-Soret, aussi appelé château de la Carogère, est un édifice néoclassique construit entre 1764 et 1769 à l’initiative d’Alexandre Estienne d'Augny, fermier général de Louis XV. Ce dernier, chargé de développer le commerce entre Paris et les ports de la Manche, fait ériger ce château sur la route royale Paris-Caen, à mi-chemin entre les deux villes. Le domaine inclut dès l’origine un parc de 12 hectares, aménagé entre 1764 et 1772 avec des jardins à la française, des bosquets et des alignements de hêtres bicentenaires. Le château remplace un édifice antérieur détruit pour l’occasion, tandis que les communs, le manège et les pavillons de conciergerie sont construits simultanément.

À la mort d’Alexandre d'Augny en 1798, le domaine passe à son cousin Nicolas d'Augny, puis par héritage à Joseph Pierre de Revilliasc et à son neveu Charles de Revilliasc, qui le conserve jusqu’en 1858. Cette année-là, le comte et la comtesse d'Eprémesnil en deviennent propriétaires avant de le revendre en 1869 à Louis de Clercq. Au XIXe siècle, le paysagiste Victor Crombez transforme la partie basse du parc en un jardin romantique, avec étang et cascades, près d’une chaumière du XVIe siècle. Le domaine reste un lieu de vie aristocratique, marqué par des aménagements successifs reflétant les goûts de chaque époque.

Au XXe siècle, le parc est profondément remanié par deux paysagistes renommés. Dans les années 1960, l’Anglais Russell Page redessine les terrasses, crée un jardin d’eau et un jardin de fleurs, et restructure les perspectives, bien que son œuvre reste inachevée. Dans les années 1980, Louis Benech achève ces transformations, préservant l’équilibre entre les parties classiques et romantiques. Le château, inscrit aux Monuments historiques depuis 1986, et son parc (classé site naturel protégé et labellisé Jardin remarquable en 2014) témoignent aujourd’hui de cette histoire architecturale et paysagère riche.

L’architecture du château, sobre et néoclassique, se distingue par son corps de logis carré flanqué de deux ailes, ses façades en pierre et brique, et sa toiture mansardée en ardoise. Les dépendances, comme le manège (avec sa charpente en coque de bateau inversée) ou les communs, abritent des collections historiques sur la vie locale et le domaine. Le parc, divisé en trois zones (jardins classiques, compositions du XXe siècle et jardin romantique), offre des perspectives sur la vallée de la Risle et le village. Durant la Seconde Guerre mondiale, les dépendances ont même servi d’école pour les enfants des villages bombardés.

Protégé pour ses façades, toitures, et éléments intérieurs (chapelle, salons, galeries), le château est aussi remarquable pour son ancien presbytère (époque du Directoire) et sa chaumière d’agrément. Les murs de clôture, les portails et les allées historiques sont également préservés. Le domaine illustre l’évolution des goûts paysagers, des Lumières au XXe siècle, tout en restant ancré dans son territoire normand, entre la route royale et la vallée de la Risle.

Liens externes