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Château de Forges à Concremiers dans l'Indre

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château fort

Château de Forges

  • 10 Les Forges
  • 36300 Concremiers
Château de Forges
Château de Forges
Château de Forges
Château de Forges
Château de Forges
Château de Forges
Château de Forges
Château de Forges
Château de Forges
Château de Forges
Crédit photo : Ritadesbois - Sous licence Creative Commons
Propriété d'une société privée
36300 Concremiers, 10 Les Forges

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1442
Autorisation de fortification
1446-1464
Construction du château
1600
Mariage de Marguerite de Poix
1713
Démontage des hours
1738
Acquisition par Claude Dupin
1964
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château de Forges (cad. AK 29, 30) : classement par arrêté du 26 octobre 1964

Personnages clés

Jehan de Poix - Seigneur et échanson de Charles VII Obtient l’autorisation de fortifier Forges en 1442.
Charles VII - Roi de France Accorde les lettres patentes pour la fortification.
Marguerite de Poix - Dernière héritière directe Épouse Antoine de Lage vers 1600.
Claude Dupin - Fermier général et conseiller de Louis XV Acquiert Forges en 1738, ancêtre de George Sand.
Fernand Aubier - Éditeur et restaurateur Rénove le château au XXe siècle.
Marie-Madeleine de La Vieuville - Marquise de Parabère Propriétaire ruiné, vend Forges en 1738.

Origine et histoire du Château de Forges

Le château de Forges est une ancienne demeure fortifiée édifiée au XVe siècle sur la commune de Concremiers, dans l’Indre (région Centre-Val de Loire). À l’origine, il occupait l’emplacement d’une motte castrale dominant un gué sur l’Anglin, intégrée à un réseau de défense contre les invasions anglaises à la limite sud du Berry. Ses éléments défensifs – fossés, murs, tours et pont-levis (aujourd’hui disparus) – furent autorisés par lettres patentes de Charles VII en 1442, accordées à Jehan de Poix, échanson du roi, en récompense de ses services militaires et domestiques. Le site, déjà en partie construit, fut alors renforcé pour devenir une place forte cohérente.

La seigneurie de Forges resta près de trois siècles dans la famille Tyrel de Poix, originaire de Picardie, avant de passer par alliance aux de Lage, puis aux Muzard au début du XVIIe siècle. Marguerite de Poix, dernière héritière directe, épousa Antoine de Lage vers 1600, mais leur union resta sans descendance. Le domaine échoit alors à sa sœur Renée de Poix, mariée à Pierre de Muzard, dont les filles Catherine (épouse de Charles de Montmorency) et Gabrielle héritèrent du château. Vendu au marquis de Lussac au début du XVIIIe siècle, Forges changea plusieurs fois de mains, notamment entre Mathieu Pinsonneau, Marie-Madeleine de La Vieuville (maîtresse du régent Philippe d’Orléans), et Claude Dupin, fermier général et arrière-grand-père de George Sand, qui en fit acquisition en 1738.

L’architecture du château, remarquablement préservée, combine un donjon carré flanqué de quatre tours rondes et un logis fortifié doté de contreforts et de canonnières. Les analyses dendrochronologiques révèlent des phases de construction étalées entre 1446 (corps de logis) et 1464 (tours), avec des hours (galeries de bois en surplomb) supprimés après 1713. La chapelle castrale, voûtée d’ogives, et les communs (écuries, cellier) complètent l’ensemble, entouré de murailles percées d’archères. Classé monument historique en 1964, le château fut restauré au XXe siècle par Fernand Aubier, éditeur parisien, avant d’être transmis à la famille de Poix, actuelle propriétaire, qui perpétue une lignée remontant à Jehan de Poix au XVe siècle.

Aujourd’hui, le château de Forges allie patrimoine médiéval et usage contemporain : une partie des lieux est aménagée en chambres d’hôtes depuis 2007, et il s’ouvre au public lors des Journées du Patrimoine. Son état de conservation exceptionnel, sans remaniements majeurs postérieurs, en fait un témoin rare de l’architecture militaire berrichonne de la fin du Moyen Âge, étudié pour ses systèmes défensifs (mâchicoulis, colombier fortifié) et son évolution en résidence seigneuriale.

Les sources historiques soulignent son rôle dans la protection du Berry face aux conflits anglo-français, ainsi que son ancrage dans les réseaux nobiliaires, de la Picardie (famille Tyrel) au Val de Loire (alliances avec les Montmorency et les Dupin). Les transformations ultérieures, comme l’abaissement des toitures au XVIIIe siècle ou la conversion en ferme au XIXe siècle, reflètent les adaptations économiques et sociales du domaine, avant sa renaissance patrimoniale au XXe siècle.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Ouvert toute l'année
  • Période d'ouverture : Horaires, jours et tarifs sur le site du château ci-dessus.
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