Frise chronologique
1577
Changement de toponyme
Changement de toponyme
1577 (≈ 1577)
Baillet-sur-Esches devient Fosseuse après vente.
2e moitié XVIe siècle
Construction du château
Construction du château
2e moitié XVIe siècle (≈ 1650)
Commandé par les Montmorency, style Renaissance.
1684
Vente aux La Mothe-Houdancourt
Vente aux La Mothe-Houdancourt
1684 (≈ 1684)
Fin de la possession par les Montmorency.
1752
Érection en marquisat
Érection en marquisat
1752 (≈ 1752)
Philippe Thomé obtient le titre.
1807
Acquisition par les Kergorlay
Acquisition par les Kergorlay
1807 (≈ 1807)
Début d’un siècle de possession.
27 juillet 1992
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
27 juillet 1992 (≈ 1992)
Protection des façades et toitures.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Façades et toiture (cad. B 314) : inscription par arrêté du 27 juillet 1992
Personnages clés
| Rolland de Montmorency-Fosseux - Seigneur et époux de Louise d’Orgemont |
Donne son nom au domaine en 1483. |
| Louise d’Orgemont - Dame de Baillet-sur-Esches |
Apporte le domaine aux Montmorency. |
| Pierre Ier de Montmorency-Fosseux - Baron de Fosseux |
Vend la seigneurie d’Artois en 1577. |
| Philippe Thomé - Conseiller au Parlement |
Obtient l’érection en marquisat (1752). |
| Florian de Kergorlay - Comte et Pair de France |
Propriétaire de 1807 à 1833. |
| Jacques Louis Le Boulanger - Seigneur en 1789 |
Dernier propriétaire avant la Révolution. |
Origine et histoire
Le château de Fosseuse, situé dans l’actuelle commune de Fosseuse (anciennement Baillet-sur-Esches), tire son nom de Rolland de Montmorency-Fosseux, qui acquit le domaine en 1483 par son mariage avec Louise d’Orgemont, dame des lieux. Le toponyme Fosseuse remplace Baillet après 1577, lorsque Pierre Ier de Montmorency-Fosseux vend la seigneurie de Fosseux en Artois, conservant seulement le domaine de Baillet, rebaptisé en référence à son titre baronal. La famille d’Orgemont, issue de Lagny, avait des liens avec Chantilly et Montjay, et leur union avec les Montmorency scella l’ancrage du château dans ce lignage noble.
Construit dans la seconde moitié du XVIe siècle, le château reflète l’architecture Renaissance, avec des vestiges de décors caractéristiques de l’époque. Il reste aux Montmorency jusqu’à la fin du XVIIe siècle, avant d’être vendu en 1684 à Louise de Prie, veuve du maréchal de La Mothe-Houdancourt. Après sa mort en 1709, le domaine passe à Philippe Thomé, conseiller au Parlement de Paris, qui obtient son érection en marquisat de Thomé en 1752. Le château change encore de mains en 1789, appartenant alors à Jacques Louis Le Boulanger, seigneur local convoqué aux États généraux.
Au XIXe siècle, le comte Florian de Kergorlay acquiert le château en 1807 et y établit un majorat après sa nomination comme Pair de France en 1823. La famille de Kergorlay le conserve jusqu’en 1933, date à laquelle il est vendu et transformé en gîte d’hôtes. Le monument, inscrit aux Monuments Historiques en 1992, se distingue par sa structure en brique et pierre, ses deux niveaux sous un comble d’ardoise, et son parc paysager à l’anglaise, bordé d’une pièce d’eau.
L’histoire du château est marquée par des figures politiques et aristocratiques, des Montmorency aux Kergorlay, en passant par des parlementaires comme Philippe Thomé. Son architecture, mêlant Renaissance et aménagements ultérieurs, ainsi que son parc, en font un témoignage des évolutions sociales et esthétiques de la noblesse française entre le XVIe et le XXe siècle.