Frise chronologique
1337
Première mention du lieu
Première mention du lieu
1337 (≈ 1337)
Lieu cité comme propriété familiale.
XVe siècle
Construction initiale
Construction initiale
XVe siècle (≈ 1550)
Château féodal bâti par la famille Frotier.
1900-1930 (environ)
Lieu de rencontres royalistes
Lieu de rencontres royalistes
1900-1930 (environ) (≈ 1915)
Fêtes organisées par Paul Robain.
Fin XIXe siècle
Restauration néo-gothique
Restauration néo-gothique
Fin XIXe siècle (≈ 1995)
Campagne menée par la famille Robin-Médard.
2009
Début des rénovations
Début des rénovations
2009 (≈ 2009)
Rachat et travaux en cours.
9 novembre 2010
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
9 novembre 2010 (≈ 2010)
Inscription du corps de logis.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le corps de logis en totalité (cad. A 182) : inscription par arrêté du 9 novembre 2010
Personnages clés
| Famille Fougères/Fougeré - Propriétaires originels |
Donnent leur nom au château. |
| Famille Frotier - Constructeurs présumés |
Bâtissent le château au XVe siècle. |
| Louis-François Bonaventure - Maire de Queaux |
Récupère le château à la Révolution. |
| Famille Robin-Médard - Restaurateurs du XIXe siècle |
Modernisent le château en style néo-gothique. |
| Paul Robain - Propriétaire royaliste |
Organise des fêtes aristocratiques au XXe. |
Origine et histoire
Le château de Fougeret, mentionné dès 1337, fut construit comme place forte défensive au début de la guerre de Cent Ans par la famille Fougères ou Fougeré. Situé sur une falaise surplombant la Vienne, il servait initialement de château féodal champêtre, sans prétention architecturale majeure. La famille Frotier en serait à l'origine au XVe siècle, lui donnant une vocation de haute justice sous l'Ancien Régime.
À la Révolution, le propriétaire fuit, et le château est récupéré par Louis-François Bonaventure, maire de Queaux, qui en fait sa résidence. Au XIXe siècle, la famille Robin-Médard mène une restauration ambitieuse dans un style néo-gothique et troubadour, ajoutant un étage, repensant les fenêtres et sophistiquant l'intérieur. Le château devient alors un symbole de richesse bourgeoise, mêlant éléments médiévaux (bretèches, sarcophages) et décors éclectiques (fresques, boiseries, escalier gothique).
Au XXe siècle, sous l'impulsion de Paul Robain, proche de l'Action française, le château accueille l'élite royaliste et catholique lors de fêtes mondaines. Abandonné pendant un demi-siècle, il est racheté en 2009 et inscrit aux Monuments Historiques en 2010. Depuis, ses propriétaires mettent en avant des phénomènes paranormaux, organisant des soirées spirites et médiumniques, médiatisées par des reportages (TF1, Netflix) et des livres. Ces activités, controversées, financeraient partiellement sa rénovation en cours.
Architecturalement, le château se distingue par son corps de logis flanqué de trois tours rondes et d'une chapelle, entouré d'un parc de dix hectares avec des essences exotiques (séquoias, noyers américains). À l'intérieur, on note des peintures murales, une cheminée gothique monumentale, un escalier en pierre à rambarde sculptée, et des fenêtres à meneaux. L'influence des gravures de Gustave Doré y est palpable, évoquant un château de conte de fées.
Le folklore contemporain associe désormais Fougeret à des légendes de hantise, exploitées commercialement depuis 2010. Des sceptiques questionnent l'authenticité de ces récits, tandis que des ouvrages (comme Les Invisibles de Fougeret de Véronique Geffroy) et des médias amplifient sa réputation de 'château le plus hanté de France'.