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Château de Fournels en Lozère

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Fournels

  • Château de Fournels
  • 48310 Fournels
Château de Fournels
Château de Fournels
Château de Fournels
Château de Fournels
Château de Fournels
Crédit photo : BUFO88 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
48310 Fournels, Château de Fournels

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1571
Légitimation de Jean d'Apcher
1573
Reconstruction du château
1616
Mariage fondateur des Lastic
1689
Représentation d'Esther à Saint-Cyr
1756
Création du marquisat de Brion
18 mai 1961
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Façades et toitures du château et des dépendances ; intérieurs du château pris dans leur ensemble, y compris les immeubles par destination existant à ce jour ; terrasses du parc limitées par les murs de soutènement (cad. AB 81, 82, 84 à 86) : inscription par arrêté du 18 mai 1961

Personnages clés

Jean bâtard d'Apcher - Seigneur d'Hauteville et reconstructeur Fils de François Martin, baron d'Apcher.
Jacques bâtard de Lastic - Époux de Marie d'Apcher Fonda la branche des seigneurs de Fournels.
Florimond de Lastic - Père d'une élève de Saint-Cyr Sa fille joua dans *Esther* de Racine.
Dominique de Lastic de Fournels - Dernier évêque de Couserans Né au château en 1742.
Marquis de Brion (Géraud Pierre de Michel du Roc) - Dernier habitant notable Neveu du duc Duroc, marié à Amélie de Lastic.
Duc de Frioul (Duroc) - Grand-maréchal de Napoléon Ier Oncle du marquis de Brion, mort à Lutzen.

Origine et histoire du Château de Fournels

Le château de Fournels, situé dans le village éponyme en Lozère (Occitanie), fut reconstruit en 1573 par Jean bâtard d'Apcher, fils de François Martin, baron d'Apcher, et légitimé en 1571. Ce château-fort, doté de tours et de murs percés de meurtrières, occupait une position stratégique entre trois vallées. À l’origine, il appartenait à la puissante famille des barons d'Apcher, seigneurs médiévaux ayant participé aux Croisades et contrôlant une chaîne de châteaux forts dans la région, dont les ruines d’Arzenc-d’Apcher ou de La Garde subsistent encore.

Marquant l’histoire locale, le château passa entre les mains des Lastic par le mariage de Marie d'Apcher avec Jacques bâtard de Lastic en 1616. Leur descendant, Florimond de Lastic, eut une fille éduquée à l’école de Saint-Cyr, où elle joua un rôle dans la première représentation d’Esther de Racine en 1689, saluée par Madame de Maintenon pour sa beauté. Le château abritera aussi la naissance de Dominique de Lastic de Fournels (1742), dernier évêque de Couserans, et accueillera au XIXe siècle les marquis de Brion, apparentés à des figures napoléoniennes comme le duc Duroc, grand-maréchal de Napoléon Ier.

Architecturalement, le château mêle une structure rectangulaire du XVIe siècle, flanquée de tourelles à mousqueteries, et des ajouts des XVIIe et XVIIIe siècles, comme le pavillon de gardien ou les salons aux boiseries Louis XV et papiers peints romantiques. Les intérieurs, autrefois richement meublés de tapisseries et tableaux, sont aujourd’hui vides. Classé partiellement aux Monuments Historiques en 1961, il témoigne de l’influence des familles nobles lozériennes, des Apcher aux Michel du Roc, conseillers généraux et officiers royaux.

Le dernier habitant notable, le marquis de Brion (1799–1842), épousa Amélie de Lastic, liant ainsi le château à l’histoire impériale : son oncle, le duc Duroc, fut un proche de Napoléon, mortellement blessé à la bataille de Lutzen (1813). Les Michel du Roc, seigneurs de 21 villages en Languedoc, obtinrent en 1756 l’érection de leurs terres en marquisat de Brion. Depuis 1958, le château appartient à leurs descendants, bien que son état se dégrade.

Le site, approché par le GR de pays du Tour des monts d’Aubrac, conserve des éléments protégés : façades, toitures, intérieurs (boiseries, papiers peints), et terrasses du parc. Son abandon contraste avec son passé fastueux, où se croisaient noblesse gévaudanaise, clergé influent et mémoire napoléonienne.

Liens externes

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