Construction initiale 1175-1200 (≈ 1188)
Édification du Vieux Château par l'archevêque Renaud de Forez.
1476
Nomination du châtelain
Nomination du châtelain 1476 (≈ 1476)
Guillaume de Quincampoix est nommé châtelain par Charles de Bourbon.
1514
État de dégradation
État de dégradation 1514 (≈ 1514)
Une procédure judiciaire décrit le château en mauvais état.
12 juillet 1982
Inscription monument historique
Inscription monument historique 12 juillet 1982 (≈ 1982)
Les vestiges du château sont inscrits au titre des monuments historiques.
1990
Travaux de renforcement
Travaux de renforcement 1990 (≈ 1990)
Début des travaux de renforcement du socle rocheux du château.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Château (ruines) (cad. AE 180) : inscription par arrêté du 12 juillet 1982
Personnages clés
Renaud de Forez
Archevêque de Lyon ayant fait édifier le Vieux Château.
Charles de Bourbon
Nomma Guillaume de Quincampoix châtelain de Francheville.
Guillaume de Quincampoix
Châtelain de Francheville nommé en 1476.
Origine et histoire du Château de Francheville
Le château de Francheville est un ancien château fort fondé au XIIe siècle dont les ruines se dressent sur la commune de Francheville, dans le département du Rhône (Auvergne-Rhône-Alpes). Les vestiges sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 12 juillet 1982. Ils occupent un rocher dominant le vallon de l'Yzeron, dans le bourg à l'ouest de Lyon, position militaire privilégiée au carrefour de plusieurs routes et d'anciennes voies romaines. L'archevêque de Lyon Renaud de Forez fit édifier le Vieux Château entre 1175 et 1200 ; le fief fut tenu par un châtelain nommé par les archevêques et son mandement s'étendait jusqu'à Oullins et Saint-Genis-Laval. En 1476, Charles de Bourbon nomma Guillaume de Quincampoix châtelain de Francheville. Une procédure judiciaire de 1514 décrit le château dans un mauvais état : absence de pont-levis, bretèche effondrée, murailles et toitures détériorées, tour-prison et chapelle en ruine, citerne et murs dégradés, et corps de logis écroulé depuis plusieurs années. En 1884, une demande de démolition des restes émanant du maire ne fut pas suivie d'effet. À partir de 1990, des travaux de renforcement du socle rocheux ont été entrepris. Le château se présente comme une enceinte polygonale sur un plan centré ; il subsiste principalement un donjon ruiné aux deux tiers, perché au sommet d'un escarpement rocheux, ainsi que des fragments du mur est, une tour ouverte à la gorge et environ la moitié des murs sud et nord. Les constructions sont faites de moellons de granit grossier liés par un mortier à base de sable et de petits graviers. À l'intérieur, la hauteur des murs varie entre 6 et 8 mètres tandis qu'ils dominent l'extérieur d'une dizaine de mètres ; leur épaisseur s'échelonne d'environ 1 mètre dans les parties rectilignes à 2 mètres au niveau de la tour. On remarque encore une fenêtre et une niche revêtue de briques. Les images disponibles montrent le site depuis le pont sur l'Yzeron, un pan de mur, la tour avec sa fenêtre et la rivière Yzeron au pied du château.