Château de Fromentieres à Chinon en Indre-et-Loire

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château

Château de Fromentieres

  • Château de Fromentieres
  • 37500 Chinon
Château de Fromentieres
Château de Fromentieres
Château de Fromentieres
Crédit photo : Joël Thibault - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1408
Acquisition par Jacques de Verneuil
1431
Passage à M. de Couesmes
1438
Acquisition par Jean du Mas
1623
Propriété de Calixte de Malherbe
1949
Inscription monument historique
2006
Début de la restauration
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ruines du château (cad. A 1239, 1240) : inscription par arrêté du 22 novembre 1949

Personnages clés

Jacques de Verneuil Écuyer de Charles VII et premier propriétaire connu du château en 1408.
Calixte de Malherbe Écuyer du duc de Bellegarde, chevalier de Saint-Louis et propriétaire du château en 1623.
Jean Nivelleau de Saumur Propriétaire du château au début du XIXe siècle.

Origine et histoire du Château de Fromentieres

Le château de Fromentières, situé à l'extrême nord-ouest de la commune de Chinon, se dresse entre les vallées de la Loire et de la Vienne, au pied d'un puy du Chinonais, à environ 48 m d'altitude, non loin des limites avec Beaumont-en-Véron et Huismes. Demeure seigneuriale élevée sous Charles VII, il formait alors un fief de la paroisse de Saint-Louand relevant de Chinon. Le domaine a appartenu successivement à plusieurs familles : Jacques de Verneuil (écuyer de Charles VII) en 1408, M. de Couesmes en 1431, Jean du Mas en 1438, Calixte de Malherbe (écuyer du duc de Bellegarde, chevalier de Saint-Louis et commandant du duché de Touraine) en 1623, le comte des Hayes en 1684, Marc René Alexis de Valory en 1715, puis Jean Nivelleau de Saumur qui l'acquiert en 1807. Abandonné en 1906, le château, alors très délabré, a été inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 22 novembre 1949. Racheté en 1966, il a fait l'objet de travaux limités : réfection de la toiture de la tourelle sud et opérations de déblaiement qui ont mis au jour en 1968 l'entrée d'un souterrain effondré. À partir de 2006 un nouveau propriétaire a entrepris la reconstruction complète et, racheté dans la seconde moitié des années 2000, l'ensemble a été relevé de ses ruines et entièrement restauré. Le corps de logis principal se compose de deux ailes perpendiculaires, chacune comportant un rez-de-chaussée et un étage éclairés de fenêtres à meneaux, le tout surmonté d'un comble. La cour, ouverte au sud et à l'est, est limitée au nord par une aile dont ne subsiste que le mur pignon en pierre ; les murs gouttereaux de cette aile sont à pans de bois. Ce pignon porte deux cheminées superposées, celle de l'étage étant plus ouvragée que celle du rez-de-chaussée. L'aile ouest, qui ne semble pas posséder de cheminée au rez-de-chaussée, est adossée à l'angle sud-ouest d'une tour polygonale en maçonnerie de grand appareil. Cette tour contient une vis en pierre reliant les niveaux ; sa porte du rez-de-chaussée est ornée d'un blason martelé et ses murs sont percés de petites meurtrières défensives. La position de cette tour d'escalier, placée à l'extrémité de l'ensemble, est remarquée comme peu courante.

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