22 Chemin de Gademoulin, 16130 Gensac-la-Pallue, France
Frise chronologique
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1548
Destruction du château médiéval
Destruction du château médiéval 1548 (≈ 1548)
Lié aux révoltes contre la gabelle.
1715
Acquisition par le séminaire de Saintes
Acquisition par le séminaire de Saintes 1715 (≈ 1715)
Changement de propriétaire ecclésiastique.
XVIIe siècle
Reconstruction pour les Green de Saint-Marsault
Reconstruction pour les Green de Saint-Marsault XVIIe siècle (≈ 1750)
Devenu propriété aristocratique.
1875
Construction du château actuel
Construction du château actuel 1875 (≈ 1875)
Style néo-gothique par Geay.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
Louis-Charles Geay - Architecte
Concepteur du château néo-gothique (1875).
Famille Green de Saint-Marsault - Propriétaires au XVIIe siècle
Reconstructeurs après 1548.
Origine et histoire
Le château de Gademoulin, dont le nom dérive de Garde moulin, est un édifice néo-gothique érigé en 1875 sur les vestiges d’un logis charentais plus ancien. Son architecture actuelle est l’œuvre de l’architecte Louis-Charles Geay, marquant une renaissance après des siècles de destructions et de reconstructions. Le site conserve aussi des traces d’un château médiéval, détruit en 1548 lors des révoltes contre la gabelle, symbole des tensions fiscales de l’époque.
Au XVIIe siècle, le domaine est reconstruit pour la famille Green de Saint-Marsault, avant de devenir en 1715 la propriété du grand séminaire de Saintes. La Révolution française entraîne sa vente comme bien national, suivie d’une nouvelle destruction. Le château actuel, parfois orthographié Gâdemoulins, incarne ainsi une histoire mouvementée, entre héritage médiéval, reconstruction classique et renaissance néo-gothique.
L’édifice s’inscrit dans le patrimoine charentais, illustrant les transformations architecturales et politiques de la région. Son style néo-gothique, rare pour l’époque en Charente, reflète un goût pour le romantisme historique au XIXe siècle. Les ruines du logis charentais et les archives mentionnent aussi son rôle passé, lié à l’Église et à l’aristocratie locale, avant sa métamorphose en résidence privée.