Château de Gaillon dans l'Eure

Patrimoine classé Patrimoine défensif Demeure seigneuriale Château de style Louis XII

Château de Gaillon

  • Allée du Château
  • 27600 Gaillon
Château de Gaillon
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Château de Gaillon
Crédit photo : Olivier Cambus - Sous licence Creative Commons
Propriété de l'Etat ; propriété privée ; propriété de la commune

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1463
Construction de l'Ostel Neuf
1502-1509
Transformation Renaissance
XVIIe siècle
Aménagements classiques
1797
Vente du château
1812
Transformation en prison
1975
Rachat par l'État
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Château : classement par liste de 1862 - Le terrain situé au nord-ouest du château qui faisait partie de la composition de l'ancien parc (cad. A2 267, 268) : classement par arrêté du 8 septembre 1965 - Assiette foncière des anciens jardins et éléments subsistants de la clôture, ainsi que les vestiges archéologiques connus ou à découvrir, y compris la partie de parc vendue avec le château en 1797, à l'exclusion des parties déjà classées (cad. Gaillon A 446, 553, 265, 466, 267, 268, 467, 554, 556, 433, 555, 557 à 564, 272, 270, 271, 277, 437, 403, 436, 435, 402, 387, 385, 386, 382, 712, 711, 401, 404, 405, 590, 400, 867, 871, 868, 716, 721, 450, 383, 384, 381, 378, 410, 411, 848, 847, 399, 852, 851, 907, 586, 587, 715, 547, 549, 720, 722, 723, 567 à 570, 409, 475, 520, 900, 477, 397 ; Aubevoye A dite du Montier 3e feuille 1545, 1506, 1505, 437, 438, 436, 435, 440, 509, 441, 442, 1600, 1599, 444, 447, 446, 883, 882 et A 4e feuille 516, 1379, 1463) : inscription par arrêté du 8 février 1996 ; Au sens de la liste du 18 avril 1914, le château de Gaillon comprend les immeubles bâtis et non bâtis situés allée du Château et allée de l'Ermitage, figurant au cadastre, section AD, sur les parcelles n° 13, n° 14, n° 16, n° 17, n° 31, n° 83, n° 84 et n° 276, le tout tel que délimité en rouge sur le plan annexé à l'arrêté : classement par arrêté du 17 juin 2024

Personnages clés

Lambert Cadoc Chef mercenaire et seigneur du château de 1197 à 1220.
Guillaume d'Estouteville Archevêque de Rouen qui relance les travaux du château.
Georges d'Amboise Archevêque responsable de la transformation Renaissance du château.
Georges II d'Amboise Neveu de Georges d'Amboise, finition de la chapelle et des boiseries.
Jules Hardouin-Mansart Architecte qui réalise un pavillon et une orangerie.
André Le Nôtre Jardinier qui intervient sur les jardins du château.
Louis-Ambroise Dubut Architecte qui adapte l'édifice pour le service pénitentiaire.
Louis-Robert Goust Architecte qui adapte l'édifice pour le service pénitentiaire.

Origine et histoire du Château de Gaillon

Le château de Gaillon, situé sur la commune de Gaillon dans l'Eure, est une demeure de la Renaissance élevée sur l'emplacement d'un château médiéval et protégée au titre des monuments historiques. Stratégiquement situé sur la frontière normande, Gaillon change de mains au tournant du XIIIe siècle dans le contexte des conflits entre Philippe Auguste et les rois d'Angleterre ; le chef mercenaire Lambert Cadoc y est seigneur de 1197 à 1220 avant d'être privé du château par le roi. En 1262, l'archevêque de Rouen Eudes Rigaud obtient le château du roi Louis IX, qui devient alors résidence d'été des archevêques. Malgré des troubles et des ordres de démolition au XVe siècle, l'édifice devient à partir de la fin du Moyen Âge l'un des premiers palais de la Renaissance française sous l'impulsion des archevêques d'Amboise. Guillaume d'Estouteville relance les travaux avec la construction de l'"Ostel Neuf" achevé en 1463, puis Georges d'Amboise entreprend une vaste transformation entre 1502 et 1509 qui fait de Gaillon un modèle de transition entre le gothique flamboyant et le style Renaissance. Pour ces travaux, Georges d'Amboise fait appel à des architectes et artisans du Val de Loire et à de nombreux artistes italiens et rouennais ; parmi eux figurent des sculpteurs qui réalisent une fontaine en marbre de Carrare pour la cour d'honneur, Michel Colombe qui exécute un retable pour la chapelle, et Pacello da Mercogliano qui aménage le Jardin de Haut en carrés et labyrinthes végétaux. Le chantier se poursuit avec la finition de la chapelle et des boiseries par le neveu Georges II et le menuisier Nicolas Castille, tandis que des aménagements comme un ermitage creusé dans la roche et la "Maison Blanche" enrichissent le parc. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, Jules Hardouin-Mansart réalise un pavillon et une orangerie, André Le Nôtre intervient sur les jardins, et des remaniements et replantations sont effectués à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle. La fontaine italienne, dégradée par le manque d'entretien, est démontée au XVIIIe siècle et ses éléments sont transférés successivement à Liancourt puis au château de La Rochefoucauld. À la Révolution, le château est saisi comme bien national, démembré et vendu en deux lots en 1797 et 1815, et ses collections sont dispersées après une acquisition privée en 1792. Sous le Premier Empire, l'État acquiert le site pour le transformer en maison centrale : un décret du 3 janvier 1812 officialise ce projet, l'achat par l'administration impériale est réalisé pour 90 000 francs, et les architectes Louis-Ambroise Dubut puis Louis-Robert Goust adaptent l'édifice pour le service pénitentiaire. Inaugurée en 1816 et définitivement aménagée en 1824, la maison centrale accueille pendant plusieurs décennies de nombreux détenus, dont un nombre croissant de mineurs à partir des années 1840 ; à partir de 1868, une séparation entre enfants et adultes est mise en place. En 1876, sur l'emplacement des Jardins Haut est construit le premier établissement français destiné aux déficients mentaux et aux épileptiques, dont subsiste la "Maison grise", et la centrale est finalement fermée en 1901. Le château connaît ensuite une vocation militaire : détachements de régiments sont casernés, un centre d'instruction pour officiers auxiliaires belges y est organisé à partir de décembre 1914, une plaque commémorative rappelle cette activité et un centenaire a été célébré, tandis qu'une sépulture de soldat belge figure au carré militaire communal. Mis aux enchères en 1925, le monument est racheté par l'État en 1970 puis acquis officiellement en 1975, ce qui ouvre une longue campagne de restauration ; en 1977 sont remontés des éléments de la porte de Gênes conservés à l'École des Beaux-Arts et la restitution de la toiture du pavillon d'entrée a été traitée par une charpente en béton. Depuis la création en 2009 de l'Association pour la Renaissance du Château de Gaillon, le site a rouvert au public à l'été 2011, accueille des expositions et présente une maquette reconstituant l'édifice au XVIe siècle. L'aspect actuel du château porte la marque de ses usages pénitentiaires, mais le pavillon d'entrée et d'autres éléments conservent un intérêt majeur pour l'architecture de la Renaissance française. Le château est classé monument historique dès la liste de 1862 ; le terrain nord-ouest du parc est classé en 1965, l'assiette des anciens jardins et des éléments de clôture a été inscrite en 1996, et le château a fait l'objet d'un nouvel arrêté de classement en 2024.

Devenir actuel

En septembre 2009, naît l'Association pour la Renaissance du Château de Gaillon (ARC). Dès sa fondation, avec à son côté la municipalité de Gaillon, elle se donne pour objectif la réouverture du château au public et le rayonnement du monument.

À l'été 2011, le château ouvre ses portes au public, renforcé d'une nouvelle exposition, réalisée par l'ARC, et d'une maquette du château tel qu'on aurait pu le voir au xvie siècle.

Liens externes

Conditions de visite

  • Conditions de visite : Sur rendez-vous
  • Période d'ouverture : OUVERTURE DU CHÂTEAU A PARTIR DU 1er AVRIL 2016
  • Jours d'ouverture : OUVERT TOUS LES JOURS SAUF LE MARDI
  • Horaires d'ouverture : Horaires Visites semaine : 10h00, 11h15, 14h30, 16h00. Horaires Visites Week end : 10h00, 11h15, 14h30, 15h00, 16h00 et 16h30.
  • Tarifs de visite : TARIFS : Tarif de base - Adulte Plein tarif : 5 euros Tarif enfant : 2 euros Tarif Famille nombreuses : 15 euros Tarif groupe adulte : 4 euros Tarif groupe scolaire : 45 euros
  • Contact organisation : office du tourisme de Gaillon
  • Equipements et Détails

    • Audio guide
    • Guide
    • Guide conférencier
    • Parking à proximité