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Château de Galinières à Pierrefiche dans l'Aveyron

Patrimoine classé Grange aux dîmes Grange monastique Château

Château de Galinières

    Galinières
    12130 Pierrefiche
Propriété privée ; propriété de la commune
Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
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Château de Galinières
Château de Galinières
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Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
Château de Galinières
Crédit photo : PHILDIC - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1163–1181
Fondation de la grange
1184
Protection papale
1371
Début des fortifications
XVe siècle
Résidence des abbés
1585 et 1588
Pillages pendant les guerres de Religion
1791
Vente comme bien national
1928
Première protection MH
1988
Classement du donjon
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Grange (sauf parties classées) : inscription par arrêté du 13 février 1928 - Donjon ainsi que la ruine attenante ; façades et toitures des bâtiments (cad. AM 117 à 119, 122 à 124) : classement par arrêté du 26 février 1988 - Ancien logis du garde-bois dépendant de la grange cistercienne (cad. AM 115, 114) : inscription par arrêté du 26 mai 1999 - Ancienne bergerie dépendant de la grange cistercienne (cad. AM 128 à 130) : inscription par arrêté du 26 mai 1999 - Aire de battage dépendant de la grange cistercienne (cad. non cadastré, domaine public, occupant la place centrale du hameau en confront direct avec la bergerie) : inscription par arrêté du 26 mai 1999

Personnages clés

Luc III (pape) - Protecteur pontifical Place Galinières sous protection en 1184
Jean d’Armagnac - Suzerain féodal Autorise les fossés en 1371
Jean Géraud - Abbé de Bonneval (1407–1432) Agrandit le château et décore la tour
Jean-Antoine Ayral du Bourg - Acquéreur révolutionnaire Achète le domaine en 1791
Annie et Yves-Olivier Denoual - Restaurateurs modernes Achètent et restaurent le donjon en 1982

Origine et histoire

Le château de Galinières trouve ses origines dans une grange monastique dépendant de l’abbaye cistercienne de Bonneval, fondée grâce à des donations de familles nobles et des évêques de Rodez entre 1163 et 1181. Le site est mentionné pour la première fois en 1163 dans une charte épiscopale confirmant des dîmes, puis en 1168 comme grangia de Gallinerias. Devenue la plus importante des 15 granges de l’abbaye, elle est placée sous protection papale en 1184 par le pape Luc III. Au XIVe siècle, l’abbaye obtient l’autorisation de fortifier le site, marquant le début de sa transformation en résidence abbatiale.

La fortification s’accélère à partir de 1371, avec la construction d’un donjon (tour-grenier) et de fossés, autorisés par Jean d’Armagnac. Au XVe siècle, les abbés comme Jean Géraud (1407–1432) agrandissent les bâtiments, faisant de Galinières une résidence permanente. La chapelle, dédiée à saint Blaise, est attestée dès 1322. Le site, pillé pendant les guerres de Religion (1585, 1588), perd son rôle abbatial au XVIIe siècle après sa mise en fermage. Vendue comme bien national en 1791, la propriété est morcelée entre familles locales.

Architecturalement, le château combine des éléments défensifs (donjon carré avec chambre peinte de sarments de vigne, logis du garde-bois à porte gothique) et agricoles (bergerie à arcs diaphragmes, aire de battage du XVIIe siècle). Classé Monument Historique en 1928 pour la grange et en 1988 pour le donjon, le site est partiellement restauré depuis les années 1980. La chapelle et une partie des logis restent propriété de la famille Baldit, tandis que le donjon est ouvert au public depuis 1992.

Galinières illustre l’évolution des granges cisterciennes en fortifications résidentielles, reflétant les tensions politiques (guerres de Religion, rivalités abbatiales) et économiques (fermage, Révolution) du Rouergue. Son histoire est marquée par des figures comme l’abbé Jean Géraud, artisan des agrandissements, ou le comte d’Armagnac, suzerain protecteur. Les incendies (1905, 1921, 1928) et la dispersion des archives ont cependant effacé une partie de son passé.

Le site conserve des traces de sa vocation initiale : la bergerie, classée en 1999, témoigne de l’activité pastorale, tandis que l’aire de battage rappelle les cultures céréalières. La présence de fontaines et de maisons pour le personnel souligne son rôle de domaine agricole autarcique. Aujourd’hui, Galinières se visite partiellement, offrant un exemple rare de grange fortifiée transformée en château abbatial, symbole du pouvoir temporel des cisterciens en Occitanie.

Liens externes